Le taux de survie après un cancer augmente en France, selon une étude

Selon l’Institut national du cancer et Santé publique France, de plus en plus de personnes atteintes d'un cancer survivent plusieurs années après le diagnostic. Mais de fortes disparités subsistent.

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Radio France
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Un médecin traite un patient atteint d'un cancer du rein, le 7 novembre 2017 à Marseille. Photo d'illustration. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

Pour la première fois, l’Institut national du cancer (Inca) et Santé Publique France (SPF) ont recensé le taux de survie des patients atteints d'un cancer, vingt ans après le diagnostic. Il y a "une amélioration de la survie pour la grande majorité des localisations cancéreuses étudiées", souligne les auteurs de l'étude. Il reste cependant de fortes différences selon la pathologie, l’âge et selon qu'on est un homme ou une femme.

Vingt ans après un cancer du sein, au moins six femmes sur dix sont toujours en vie. Elles sont encore plus nombreuses quand elles ont 50 ans. Le pronostic est moins bon pour les femmes plus jeunes, car elles sont victimes de tumeurs plus agressives. Toujours selon cette étude, la moitié des patients diagnostiqués il y a vingt pour un cancer du côlon ont survécu, mais ce taux de survie est ramené à moins de 20% pour les personnes atteintes d'un cancer de la bouche, du pharynx ou du poumon.

Étude sur la survie des personnes atteintes de cancer en France métropolitaine 1989-2018

Le cancer du poumon est le plus meurtrier en France, et il conserve au fil des ans l’un des plus mauvais pronostics de survie, comme le cancer du foie ou de l’œsophage qui sont liés eux aussi à la consommation de tabac et d’alcool. "On voit que sur des traitements qui sont moins inefficaces que les précédents, le pronostic reste dramatique. Il ne faudrait surtout pas que les fumeurs pensent qu'avec les médicaments modernes le cancer du poumon n'est plus un problème", alerte Norbert Ifrah, président de l’Institut national du cancer

Amélioration du taux de survie à cinq ans après un diagnostic

L'étude de l'Institut national du cancer et de Santé publique France compare par ailleurs ce qu’on appelle le taux de survie à cinq ans, sur plusieurs périodes. Il ressort que depuis 1990, ce taux a augmenté de manière très significative pour quasiment tous les cancers grâce aux traitements qui sont plus performants : les thérapies ciblées, l’hormonothérapie, l’immunothérapie mais aussi grâce aux dépistages qui sont plus précoces. Par exemple, le cancer colorectal, troisième cancer le plus fréquent chez l’homme et deuxième chez la femme, se guérit dans neuf cas sur dix quand il est détecté à temps.

Cette amélioration de la survie à cinq ans au fil des décennies concerne surtout le mélanome, le cancer de la prostate, du rein et de la thyroïde. Globalement, les femmes survivent mieux à un cancer que les hommes, parce qu’elles consultent plus facilement un médecin pour se faire dépister et qu’elles sont plus à l’écoute des messages de prévention.

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