Fos-sur-Mer : les habitants les plus proches de la zone industrielle sont les plus malades, selon une étude

Ces personnes souffrent notamment de cancers cumulés et d'asthme.

Une usine de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), le 10 mars 2017.
Une usine de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), le 10 mars 2017. (BORIS HORVAT / AFP)
#AlertePollution

Rivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ?
Cliquez ici pour nous alerter !

Les personnes résidant le plus près de la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) souffrent davantage de problèmes de santé, notamment des cancers cumulés et de l'asthme, que celles qui vivent dans des communes plus éloignées du site, selon une étude publiée mardi 18 juin.

"Il existe une gradation statistiquement significative en termes de prévalence de pathologies entre les villes de Fos-sur-Mer, Port-Saint-Louis et Saint-Martin-de-Crau. Cette gradation serait liée à la distance de la zone industrielle", indiquent les chercheurs de l'Etude participative en santé environnement ancrée localement (Fos-Epseal).

Davantage de maladies respiratoires et de cancers

Pour le deuxième volet de cette étude financée par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), ils ont interrogé les habitants de Saint-Martin-de-Crau, à 30 km au nord de Fos.

Les répondants, soumis aux émissions du trafic routier mais aussi à la pollution industrielle dispersée par les vents, souffrent davantage de maladies chroniques, respiratoires et de cancers que la moyenne nationale : 12,4% ont été diagnostiqués pour un cancer au moins au cours de leur vie, contre 6% en France. Mais la prévalence de ces maladies reste plus importante à Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis, où les habitants sont plus directement exposés aux polluants industriels.

"L'état de santé des habitants du front industriel serait plus fragilisé qu'à Saint Martin-de-Crau concernant les problèmes respiratoires dans leur ensemble (et en particulier les allergies respiratoires autres que l'asthme) et les symptômes chroniques (irritations des yeux, maux de tête, problèmes de nez/gorge et problèmes de peau chroniques)", concluent les chercheurs.