Bientôt un indicateur pour prédire la sortie du coma ?

Des chercheurs de l'Inserm ont constaté que la qualité de la communication entre deux structures du cerveau pouvait aider à prédire la récupération du patient à trois mois.

Capture d\'écran de la vidéo où l\'Inserm présente sa découverte sur le coma.
Capture d'écran de la vidéo où l'Inserm présente sa découverte sur le coma. (INSERM VIDEOS / YOUTUBE)

Déterminer si un patient va sortir du coma et avec quelles séquelles est aujourd'hui très difficile. Mais peut-être plus pour longtemps. Des chercheurs de l'unité 825 "Imagerie cérébrale et handicaps neurologiques" de l'Inserm-université Toulouse III ont trouvé un indicateur qui pourrait apporter "une aide supplémentaire pour obtenir un pronostic" à trois mois. Les résultats de leurs travaux ont été publiés mercredi 11 novembre dans la revue américaine Neurology.

Dans cette étude, ils ont comparé l’activité cérébrale au repos de 27 patients dans le coma et de sujets contrôles du même âge, à l’aide d'enregistrements en imagerie par résonance magnétique (IRM) fonctionnelle. Ils se sont particulièrement intéressés aux communications entre l'ensemble du cerveau et une structure appelée cortex postéro-médian (CPM).

Des résultats "prometteurs"

Tous les patients dans le coma, quelle qu'en soit la cause, présentent "une perte de communication majeure" entre le cortex postéro-médian et la partie antérieure du cerveau, le cortex frontal médian (CFM). En observant cette connexion sur la durée, ils ont constaté que la récupération des patients à trois mois était étroitement liée au degré d’atteinte de cette connexion.

"Les patients qui vont récupérer un état de conscience présentent des niveaux de connexions comparables à ceux observés chez les sujets sains. A l’opposé, une diminution de la communication entre les deux zones prédit une évolution défavorable vers un état végétatif ou un état de conscience minimale", expliquent Stein Silva et Patrice Péran, à l'origine de cette découverte.

Pour l'Inserm, ces résultats sont "prometteurs car les neurologues pourraient utiliser ce paramètre pour l'évaluation du pronostic et l'adaptation des traitements du patient dans le coma". La poursuite des recherches est cependant nécessaire pour approfondir cette découverte.