Au CHU d'Angers, des parents refusent que leur bébé soit débranché

La fillette de 7 mois est hospitalisée depuis le début du mois de mai après avoir été prise d'une très forte fièvre au lendemain du vaccin DT-Polio. Selon les médecins, elle a subi des dommages irréversibles au cerveau.

Vue du CHU d\'Angers (Maine-et-Loire) le 24 octobre 2013.
Vue du CHU d'Angers (Maine-et-Loire) le 24 octobre 2013. (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)

Des parents s'opposent à l'arrêt de l'aide respiratoire de leur bébé de 7 mois, hospitalisé au CHU d'Angers (Maine-et-Loire) depuis le début du mois de mai, rapporte RTL vendredi 19 juin. La fillette a été prise d'une forte fièvre suivie de convulsions au lendemain du vaccin DT-Polio, précise la radio, qui indique qu'elle a subi des séquelles irréversibles au cerveau.

L'enfant est plongé dans le coma. "Le médecin nous a bien dit qu'il n'y avait plus aucun espoir, qu'elle souffrait et qu'ils allaient la laisser partir en arrêtant l'aide respiratoire", affirme son père à RTL. "Ils ne nous laissent pas le choix. Ils ont bien dit que ce n'était pas aux parents de prendre la décision. Mais, non, je ne veux pas la laisser partir."

La justice saisie en urgence

Les parents ont décidé de saisir la justice en urgence. Un expert a été désigné pour examiner une nouvelle fois leur bébé. "Si j'avais à débrancher ma fille et que peu de temps après j'apprends qu'il y avait une autre solution, ce serait l'effondrement total. De façon égoïste, je n'ai pas envie d'enlever l'aide respiratoire. Mais d'un autre côté, ma fille souffre tous les jours", témoigne sa mère. Selon RTL, l'expert nommé par la justice va également effectuer des analyses pour savoir si la vaccination de la fillette a déclenché son état.