"Je comprends que la viande halal soit vendue dans un supermarché. Ce que je regrette, ce sont les rayons", déclare Gérald Darmanin

Le ministre de l'Intérieur dénonce un "certain capitalisme" et revendique "le droit de critiquer le capital dans le pays".

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Radio France
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Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, le 27 octobre 2020. (FRANCEINTER / RADIOFRANCE)

Gérald Darmanin est revenu mardi 27 octobre sur France Inter sur ses propos sur la viande halal et les rayons communautaires dans les supermarchés. Le ministre de l'Intérieur a répété sa phrase formulée une première fois sur BFM : "Je comprends très bien que la viande halal soit vendue dans un supermarché. Ce que je regrette, ce sont les rayons", a-t-il complété.

"Pourquoi faire un rayon différent ?", s'est interrogé Gérald Darmanin. "On reconnaît du coup les musulmans qui vont dans le rayon halal. Je ne pense pas que le modèle du capitalisme français soit l'acceptation du libéralisme à tout prix", a-t-il développé, faisant référence à "ce que Gilles Kepel appelait lui-même un marqueur de différenciation identitaire. Il appelait ça l'extension du halal."

Éviter "la communautarisation"

Le ministre a dénoncé "un certain capitalisme français, un certain capitalisme mondial aussi, qui pour le coup utilise le marketing ciblé communautaire. J'ai beaucoup de Français musulmans qui sont les premiers à ne pas vouloir être distingués selon leur religion, leur consommation", a-t-il insisté. "Je dis simplement qu'il y a une responsabilité de toute la société pour éviter la communautarisation. Ce qui ne veut pas dire, bien évidemment, que chacun se vêtit [vêt] comme il le souhaite en République ou mange comme il le souhaite dans la République. On a le droit de critiquer le capital dans le pays", a-t-il conclu.

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