Cet article date de plus de huit ans.

Un jeune Français sur cinq est en surpoids ou obèse

Se nourrir devant un écran, grignoter, contrôler le besoin de s'alimenter, téléphoner et envoyer des mails en mangeant, sauter un repas... Les jeunes accumulent les habitudes alimentaires "à risque". Résultat : près de 20% des Français âgés de 15 à 25 ans sont en surpoids ou obèses, comme le révèle une enquête Ipsos rendue publique jeudi.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
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 (Sipa)

Les jeunes Français ont de mauvaises habitudes alimentaires et cela commence à se voir. Près d'un sur cinq est en surpoids ou obèse, selon une enquête réalisée par Ipsos auprès des 15-25 ans. Pire, trois jeunes concernés sur dix n'en ont pas conscience, s'estimant minces ou de corpulence normale. Principale raison donc : les mauvaises habitudes alimentaires qui sont massivement diffusées chez les jeunes.

Premier élément, cette étude réalisée pour Doing Good Doing Well, société conseil dans le domaine social, dévoile que plus de la moitié des jeunes prend ses repas devant la télévision, l'ordinateur ou les jeux vidéo, soit devant un écran, tandis que 54% des interrogés disent ne pas manger à heure fixe au moins un repas sur deux.

Sodas, grignotage et absence d'activité physique

Au cours de leurs repas, les jeunes adoptent également des comportements pouvant favoriser l'obésité. Un jeune sur quatre déclare notamment* "souvent"* boire des sodas au cours de ses repas, et seulement 38% consomment quotidiennement des fruits et des légumes. Le temps consacré aux repas se réduit lui considérablement allant de neuf minutes pour le petit déjeuner à 27 minutes en moyenne pour le dîner. 

Autre élément, les risques de surpoids sont favorisés par une sédentarité alarmante : plus d'un jeune sur trois dit ne pas faire de sport (38%). En cas de stress, là encore plus d'une jeune sur trois admet qu'il lui arrive de grignoter toute la journée.

Plus préoccupant encore, près d'un jeune sur quatre déclare être prêt à sacrifier la qualité, voire la quantité, de son alimentation au profit de son habillement (31%) ou de la téléphonie mobile (25%).

Fracture sociale en matière de surpoids

Et les contraintes budgétaires sont réelles. 30% des 15-25 ans admettent ne pas souvent manger des fruits et légumes pour cause de cherté des prix. Des résultats qui, entre autres, confirment la fracture sociale en matière de surpoids.

Les différences comportementales entre les classes aisées et
défavorisées sont aujourd'hui très fortes, la proportion de jeunes en surpoids étant ainsi bien moins importante dans les foyers les plus aisés. En outre, seul un jeune sur dix parmi ces foyers (revenu net mensuel supérieur à 3.000 euros, ce qui représente 10 % des foyers) est en surpoids ou obèse, tandis qu'un sur quatre l'est parmi les foyers les plus modestes (revenu
net mensuel inférieur à 1.250 euros, soit 24 % des foyers).

Un manque de prise de conscience

Mais les jeunes touchés par le fléau de l'obésité n'en ont pas toujours conscience. Le phénomène de sous-évaluation est bien réel : près de trois jeunes, obèses ou en surpoids, sur dix estiment être minces ou de corpulence normale. Ces derniers mentionnent un poids idéal qui les maintient en surpoids ou obésité. Et plus de la moitié d'entre eux déclarent ne jamais avoir fait de régime et ne jamais y avoir pensé.

Paradoxalement, plus de la moitié des jeunes considèrent qu'il y a autour d'eux un nombre élevé de personnes obèses.

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