Pêche de la coquille Saint-Jacques : Français et Britanniques trouvent un terrain d'entente

Pêcheurs français et britanniques se disputent une zone de pêche en baie de Seine.

Des bateaux de pêche français encerclent des navires britanniques pour les empêcher de pêcher dans la Manche au large du Havre (Seine-Maritime), le 8 octobre 2012. 
Des bateaux de pêche français encerclent des navires britanniques pour les empêcher de pêcher dans la Manche au large du Havre (Seine-Maritime), le 8 octobre 2012.  (PIERRE GUILLAUME / SIPA)

Il a fallu plusieurs heures de discussions à Londres. Les pêcheurs français et britanniques ont trouvé mercredi 5 septembre un terrain d'entente sur la pêche de la coquille Saint-Jacques dans la baie de Seine. De nouvelles discussions doivent avoir lieu à Paris vendredi pour finaliser un accord.

Pêcheurs français et britanniques se disputent une zone de pêche en baie de Seine. Des altercations ont éclaté en mer la semaine dernière quand une trentaine de navires français ont essayé d'empêcher cinq navires britanniques de pêcher le précieux mollusque dans les eaux territoriales, moyennant jets de pierre et insultes, nouvel épisode d'une guerre au long cours.

Aller plus loin que l'accord de 2017

Les pêcheurs normands n'ont le droit de pêcher la Saint-Jacques que du 1er octobre au 15 mai pour tenter de préserver la ressource et ils ont demandé mercredi aux Britanniques, dont la pêche n'est pas réglementée dans le temps, de respecter le même calendrier au large des côtes françaises pour tous les navires, quelle que soit leur taille. L'accord en vigueur jusqu'en 2017 obligeait en effet les Britanniques à respecter ce calendrier français mais ne concernait que les bateaux de plus de 15 mètres.

"On a renouvelé l'accord de 2017" concernant les bateaux de plus de quinze mètres, et "nous avons un accord de principe pour les moins de 15 mètres" en échange de compensations pour les pêcheurs britanniques encore à définir, a déclaré à la presse Gérard Romiti, président du comité national français des pêches, à l'issue de la rencontre. Des propos confirmés par les gouvernements français et britannique dans un communiqué commun envoyé par le ministère britannique de l'Environnement et des Affaires agricoles (Defra).

Selon le ministère français des pêches, on ne pourra parler d'accord définitif qu'à l'issue de la réunion de vendredi. Le ministre français de l'Agriculture Stéphane Travert a pour sa part indiqué dans un communiqué que "l'obtention d'un tel accord est nécessaire pour préserver une gestion durable de la ressource de coquilles Saint-Jacques", qui est le "fruit de l'investissement des professionnels français depuis de nombreuses années"