Lait infantile contaminé : Lactalis relance partiellement sa production à Craon, les familles des victimes s'indignent

Selon Les Echos qui citent le ministère de l'Agriculture, l'usine Lactalis de Craon (Mayenne), où a éclaté l'affaire du lait infantile contaminé, a repris partiellement son activité, ce qui provoque la colère des familles des victimes. 

L\'usine Lactalis de Craon (Mayenne), le 11 janvier 2017.
L'usine Lactalis de Craon (Mayenne), le 11 janvier 2017. (RONAN HOUSSIN / CROWDSPARK/ AFP)

"L'association des familles de victimes s'offusquent d'une telle décision". Dans une communiqué envoyé à la presse, jeudi 31 mai, l'association des familles de victimes du lait contaminé aux salmonelles ne décolère pas. Selon Les Echos, la production du site de Lactalis à Craon (Mayenne) à l'orgine de la contamination à la salmonelle a été partiellement remise en route.

Concrètement, si la tour de séchage 1, la plus ancienne, est définitivement condamnée, l'activité a, elle, reprise dans les autres installations. Mais "à titre expérimental", assure au journal économique la Direction générale de l'alimentation du ministère de l'Agriculture. "Il s'agit d'une reprise partielle d'activité sans commercialisation", précise-t-on. 

"C'est inacceptable !"

"Lactalis a étudié toutes les arrivées possibles de contaminants. La circulation de l'air, les déplacements du personnel, les matériaux. Des travaux ont été effectués, qui doivent prévenir toute nouvelle contamination", affirme le ministère. Auprès des Echos, Lactalis précise avoir "entièrement vidé et muré la tour 1 désormais inaccessible".

Des explications qui n'apaisent pas la colère des victimes. "Comment l'usine peut elle redémarrer en toute discrétion alors qu'aucune explication officielle n'a été donné sur les causes de la contamination aux salmonelles depuis 2005 de l'usine, qui avait conduit à ce que des nourrissons soient malades et à la fermeture de l'activité lait en poudre de l'usine courant décembre par le Préfet ?, s'interroge l'association. Comme en 2005, l'Etat semble avoir cédé à la pression de Lactalis en autorisant une remise en production sans avoir pu déterminer les causes de cette contamination, c'est inacceptable !"