L'amendement pour l’appellation "chocolatine" s'est pris un pain à l'Assemblée

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert, avait estimé en substance que cet amendement n'était pas du niveau du Parlement. Et les députés l'ont suivi, en rejetant le texte.

Des pains au chocolat à Thionville (Moselle), en 2012.
Des pains au chocolat à Thionville (Moselle), en 2012. (MAXPPP)

Le plaidoyer pour la chocolatine n'a pas fait fondre l'Hémicycle. Les députés ont rejeté, samedi 26 mai, un amendement LR "chocolatine", qui avait pour but de consacrer ce terme utilisé dans le Sud-Ouest face à son éternel concurrent (utilisé dans le reste de la France) : le pain au chocolat. 

Cet amendement, porté par une dizaine d'élus Les Républicains, dont Aurélien Pradié (Lot) ou le vice-président de l'Assemblée Marc Le Fur (Côtes-d'Armor), voulait ajouter au Code rural et de la pêche maritime l'objectif de "valoriser l'usage courant d'appellation due à la notoriété publique du produit et de ses qualités reconnues au travers d'une appellation populaire".

"Redonner ses lettres de noblesse aux produits locaux"

"Une telle évolution, légère, de la loi, permettra de redonner ses lettres de noblesse à de nombreux produits locaux. Ce sera par exemple le cas d'une viennoiserie dont historiquement le nom a puisé son origine dans la région gasconne, et qui fait la fierté de tout le sud de la France : la chocolatine", écrivaient les signataires de l'amendement, pas tous issus du sud-ouest de la France. Le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert a estimé en substance que ce n'était pas du niveau du Parlement.