Bio : moins cher en magasin spécialisé qu'en grande distribution

Pour éviter les pesticides, de plus en plus de Français privilégient les produits bio, notamment les fruits et légumes. Mais en grande surface, leurs prix sont plutôt élevés. Sur le plateau du 13 Heures, la journaliste Marie Radovic nous livre ses explications.

France 2

Un nombre croissant de Français achètent des fruits et légumes bio pour se prémunir des pesticides. Mais selon une enquête de l'association UFC-Que Choisir, leur prix serait plus élevé dans les grandes surfaces. En cause, des marges qui seraient 75% plus élevées que sur les productions conventionnelles. "Prenons l'exemple de la pomme. Dans la grande distribution, une pomme non bio, conventionnelle, vous coûte en moyenne 1,93 € le kilo. Sur ce prix, 1,06 € revient au producteur, 0,87 € au supermarché. La pomme bio, elle, coûte en moyenne 3,97 € le kilo. Le producteur récupère 1,80 €, le supermarché 2,17 €. La marge est donc deux fois plus élevée que pour la pomme conventionnelle", explique la journaliste Marie Radovic sur le plateau de France 2.

19% moins cher dans les magasins spécialisés

"La justification de la grande distribution sur ces prix, c'est que les fruits et légumes bio sont plus fragiles, se conservent moins longtemps et engendrent donc plus de pertes. Et puis, il y a un engouement sur le bio qui fait que les consommateurs sont moins regardants sur le prix. Le marché a progressé de 36% entre 2016 et 2018. D'après l'UFC, les marges les plus fortes seraient celles pratiquées sur les produits les plus demandés, à savoir les tomates (149%), les pommes (109%) et les pommes de terre (83%)", ajoute-t-elle. "Alors, pour manger bio moins cher, il faut se tourner vers les magasins spécialisés, où les produits bio sont en moyenne 19% moins chers qu'en grande distribution. Vu qu'il y a de plus en plus d'enseignes bio, autant faire jouer la concurrence", conclut Marie Radovic.

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Une femme observe des plaquettes de beurre dans un supermarché à Nantes (Loire-Atlantique), le 20 octobre 2017.
Une femme observe des plaquettes de beurre dans un supermarché à Nantes (Loire-Atlantique), le 20 octobre 2017. (LOIC VENANCE / AFP)