Mediator : les victimes vont témoigner au procès

Le procès très attendu du Mediator s'ouvre lundi 23 septembre à Paris. Plus de 2 600 plaignants seront entendus durant six mois de débat.

France 3

Lucile Lefèvre a pris du Mediator pendant plusieurs années pour soigner son diabète. Aujourd'hui, elle souffre d'une fuite sur une valve du cœur. "Même quand je suis au téléphone, je suis essoufflée", déplore la plaignante, qui se déplace en fauteuil roulant. Pierrette Brunel, elle, a dû être opérée en urgence il y a quinze ans. On lui a posé deux valves cardiaques mécaniques.

"J'ai des séquelles permanentes"

La vie de cette victime est désormais rythmée par les traitements. "J'ai des séquelles permanentes", regrette Pierrette Brunel. Elle n'ira pas au procès parisien, mais son avocat la représentera. Elle espère être reconnue comme victime. Elle veut également que les responsabilités de chacun soient identifiées. Un espoir partagé par toutes les parties civiles. Pour beaucoup de victimes, il est déjà trop tard : Jocelyne Lafée a succombé en 2010 à un arrêt cardiaque. Elle avait pris du Mediator pendant vingt ans.

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Une boîte de Mediator, le 18 novembre 2010 à Brest (Finistère).
Une boîte de Mediator, le 18 novembre 2010 à Brest (Finistère). (FRED TANNEAU / AFP)