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Une journée mondiale de la fin du spécisme : l'égalité des Hommes et des animaux

Tous les jours cet été, franceinfo et la rédaction internationale de Radio France vous font découvrir une journée mondiale. Une cause, un animal, une pratique à travers le monde. Mardi, c'est la journée de la fin du spécisme. Un mouvement qui exige le droit pour les animaux de vivre sans être exploités.

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La huitième édition de la marche pour la fermeture des abattoirs organisée par l\'association L214, le 8 juin 2019 à Paris.
La huitième édition de la marche pour la fermeture des abattoirs organisée par l'association L214, le 8 juin 2019 à Paris. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

Le spécisme consiste à imaginer que l’Homme est supérieur aux animaux. Cette journée dédiée à la fin du spécisme veut par conséquent une prise en compte des intérêts de ces derniers. Chaque année, 65 milliards d’animaux sont tués pour terminer dans nos assiettes. Cela fait 2 000 bêtes tués par seconde si l’on en croit les chiffres de la FAO, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.

Il est estimé que 5% de la population mondiale serait végétarienne, soit moins de 400 millions de personnes. En France, le nombre de végétariens serait de 2%. Néanmoins, tous les indicateurs montrent que la tendance est à la hausse : économiquement, le marché végétarien aurait augmenté de 24%.

Végétalien, végétarien, flexitarien ou vegan ?

Le sujet intéresse de plus en plus, puisque la recherche des termes liés au végétarisme, comme vegan ou antispécisme, a été multipliée par cinq en dix ans selon les statistiques de Google.

Les recherches regroupent de nombreux termes qui ont fleurit ces dernières années pour désigner les régimes alimentaires. Une personne qui ne mange pas de viande est végétarienne. Celui qui ne mange aucun produit animal est végétalien. Un vegan quant à lui ne consomme aucun produit animal du tout. Cela veut dire pas de chaussures en cuir par exemple. Enfin, est flexitarienne une personne qui mange des animaux de façon raisonnée.

Les êtres sensibles égaux en droits

Peter Singer est devenu l'étendard de ceux qui sont contre le spécisme. Australien, il explique qu'il ne s'était jamais intéressé au sujet jusqu'à l'âge de 24 ans. Il est ensuite devenu philosophe et professeur aux États-Unis et en Australie et prône l'antispécisme dans le monde entier grâce à son livre La Libération animale publié en 1975.

Ce livre est considéré comme la bible fondatrice des mouvements qui se battent pour les droits des animaux. La théorie développée est que tous les êtres sensibles doivent être considérés comme moralement égaux. Le philosophe, lui, n’exige pas une égalité de traitement, mais une égalité de considération. À commencer par le droit pour les animaux de vivre à l’abri de la souffrance et de l’exploitation.

Des mouvements de plus en plus radicaux

La défense de la cause animale n’est pas nouvelle. La SPA est née en 1845, et la fondation 30 millions d’amis est déjà connue de tous depuis sa création en 1995. Mais depuis, d’autres associations sont nées. Elle sont plus radicales, comme le mouvement PETAPour une éthique dans le traitement des animaux, ou la très médiatique association L214, à qui l’on doit les vidéos chocs sur la condition animale.

La huitième édition de la marche pour la fermeture des abattoirs organisée par l\'association L214, le 8 juin 2019 à Paris.
La huitième édition de la marche pour la fermeture des abattoirs organisée par l'association L214, le 8 juin 2019 à Paris. (VINCENT ISORE / MAXPPP)