Transportez-moi. Transport scolaire : du car à l’asinobus, tous les chemins mènent à l’école

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Jeudi 2 septembre, 12 millions d’élèves ont retrouvé le chemin de l’école. Parmi eux, 4 millions s’y sont rendus en transports scolaires. Un réseau qui forme à la sécurité routière, mais qui prend aussi en compte les préoccupations environnementales.  

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Radio France
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Les transports scolaires, la sécurité et les préoccupations environnementales. (Illustration) (SDI PRODUCTIONS / E+ / GETTY IMAGES)

Alors que l’on craint de nouvelles contaminations au Covid-19 dans les écoles, les élèves seront soumis à un protocole sanitaire strict dans leurs établissements. Ces règles seront aussi appliquées dans les transports scolaires. Les jeunes passagers devront respecter les gestes barrières, la distanciation sociale et porter un masque à partir de 11 ans.  

Avant tout, la formation aux gestes de sécurité  

Si les transports scolaires forment désormais au respect des gestes barrières, ils apprennent depuis de nombreuses années aux enfants les règles de conduite dans les cars, et surtout à leurs alentours. L’Association nationale pour les transports éducatifs de l’Enseignement public, l’ANATEEP, sensibilise plus de 200 000 élèves chaque année, grâce à sa campagne “Transport Attitude”.  

La technologie peut aussi renforcer la sécurité et rassurer les parents. L’entreprise Groupeer Technologies a, par exemple, créé un bracelet connecté pour aider au comptage des élèves et les géolocaliser.  

La technologie pour optimiser les itinéraires

Aujourd’hui, les outils numériques sont aussi utilisés pour optimiser les temps de trajet sur le réseau.

Les circuits sont étudiés pour que les véhicules s’arrêtent au plus près des domiciles. Il y a des appareils d’optimisation, de la cartographie. Cependant, en multipliant les arrêts ainsi, il y aura un allongement de la durée de transport.

Christophe Trebosc, secrétaire général de l'ANATEEP

Dans ce savant équilibre à trouver, le coût est également un facteur déterminant. Ainsi, le budget annuel pour les 30 000 cars ou bus scolaires qui circulent en France, s’élève à 3 milliards d’euros, soit une facture de 1 000 euros par élève.

L’éveil de la conscience environnementale  

Ces 30 000 véhicules représentent aussi un coût environnemental important, avec une consommation de plus de 100 millions de litres de gasoil par an. Il est donc temps d’accélérer la transition écologique et de montrer l’exemple aux jeunes générations.

"Tous les cars et bus doivent être propres à horizon 2025, en zone dense urbaine, et propres, à horizon 2029 sur l’ensemble de la région Île-de-France. Nous visons beaucoup plus un développement du biogaz, plutôt que de l’électrique sur nos lignes de transport scolaire. En effet, la performance du nombre de kilomètres à parcourir et la capacité de vitesse plus importante permet ce choix dans le mix énergétique", souligne Stéphane Baudet, vice-président de la région Île-de-France en charge des transports.

L’hydrogène peut aussi être une nouvelle alternative pour les transports scolaires car il rejette uniquement de l’eau. S’il est fabriqué à partir d’énergies renouvelables, et dès lors que les prix à la pompe auront été réduits, il permettra une véritable transition vers des transports scolaires encore plus propres.  

Le transport scolaire au service de la santé des enfants  

Alors qu’un enfant sur sept est en situation d’obésité précoce en France, des transports scolaires alternatifs se développent. Les vélobus, les minibus à pédales ou encore les pédibus permettent aux enfants de faire de l’exercice sur le chemin de l’école. À Val-de-Reuil, dans l’Eure, les élèves marchent jusqu’à l’école pendant qu’un âne porte leur cartable.  

Et dans le reste du monde…  

Certaines régions du monde sont parfois particulièrement éloignées des lieux d’enseignement. Il faut alors redoubler d’ingéniosité pour se rendre à l’école : à dos de chameau dans le désert de Churu en Inde, en renne en Sibérie, en motoneige au Canada, en hydravion et même en pirogue en Guyane.  

Désormais, le confinement a montré que l’enseignement à distance permet un accès à l’éducation pour les plus isolés, notamment en Afrique, même si l’accès au numérique n’est pas encore possible pour tous et que le contact physique reste toujours préférable.   

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