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Gérard Pont : "La chanson est un vrai moyen d'éducation et de culture"

Gérard Pont, organisateur de spectacles et directeur des Francofolies de La Rochelle, est l'invité de Philippe Vandel dans Tout et son contraire.

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Gérard Pont, directeur de Francofolies de la Rochelle et du Printemps de Bourges
Gérard Pont, directeur de Francofolies de la Rochelle et du Printemps de Bourges (MAXPPP)

Gérard Pont dirige les Francofolies de La Rochelle depuis 2004, le Printemps de Bourges depuis 2013. Il est aussi producteur de télévision, pour les Victoires de la musique ou le Village préféré des Français. 

La chanson, vecteur de culture

La 33e édition des Francofolies de La Rochelle se déroulera du 12 au 16 juillet prochains. Plus de 100 concerts sur cinq jours et sur cinq scènes. Et un espace consacré aux enfants, les Francos Juniors, une vraie volonté de Gérard Pont. "Quand on est gamin, explique le directeur des Francos, on ne va pas toujours au théâtre ou au cinéma, on ne lit pas toujours de livres, mais on écoute de la chansonJe pense que la chanson est un vrai moyen d’éducation et de culture. Je voulais donc que la chanson pour enfants soit au cœur du festival".

L'un des premiers festivals rock en France, c'est lui

À l'occasion de cette 33e édition des Francofolies, un documentaire met à l'honneur Gérard Pont, dans son rôle de "créateur" de festivals. Il s'intitule "Elixir, l'histoire du premier festival rock en France" et sera projeté le mercredi 12 juillet. Ce premier festival rock, Gérard Pont l'a mis sur pied dans sa Bretagne natale, à Irvillac, dans le Finistère, les 14 et 15 juillet 1979. Et depuis, beaucoup de choses ont changé ! "Aujourd'hui, les jeunes sont totalement intégrés. Mais il y a 40 ans, la jeunesse faisait peur, décrit Gérard Pont. Le maire du village, qui avait accepté que le festival s'installe chez lui, voulait un camping pour les garçons et un camping pour filles. On n'a pas pu vraiment très bien le gérer, ce truc-là !"

Créer un festival n'était pas une mince affaire à une époque où il n'y avait pas de scènes, où les artistes ne tournaient pas l'été, où les organisateurs n'avaient pas d'argent. "Aujourd'hui, les jeunes gens vont voir des festivals comme ils vont au supermarché. Ils ne se rendent pas compte que ça a été difficile de faire un premier festival !"

Des origines modestes et une carrière riche, de libraire à producteur de télévision

Gérard Pont est né en Bretagne, dans un milieu modeste, d'un père maçon et d'une mère femme de ménage. Mais très tôt, le petit garçon est subjugué par le monde du spectacle. Son premier concert ? Michel Sardou et les Compagnons de la chanson à Plouvien, dans le Finistère, il avait 8 ou 9 ans. À l'adolescence, il se cache dans un confessionnal, dans une église, pour observer les équipes de l'ORTF qui travaillent sur les championnats du monde de cyclo-cross. "J'ai toujours eu envie de cette ambiance. J'allais beaucoup voir les spectacles quand j'étais petit. J'allais voir les cirques, j'adorais les camions et le montage des chapiteaux, ça me fascinait", reconnaît-il. Lui qui a fait une école de commerce, avant de devenir libraire, puis directeur marketing d'une chaîne de librairies, emploie désormais 160 salariés dans ce monde du spectacle qui l'attirait tant enfant.

Gérard Pont, directeur de Francofolies de la Rochelle et du Printemps de Bourges
Gérard Pont, directeur de Francofolies de la Rochelle et du Printemps de Bourges (MAXPPP)