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Mahamat Saleh Haroun : " le cinéma sert à rendre les gens fiers "

Porte-drapeau du cinéma africain, le réalisateur tchadien tente de profiter de la reconnaissance acquise au Festival de Cannes pour faire émerger de nouveaux cinéastes sur son continent. Rencontre à l'occasion de la sortie de Grigris, son sixième long-métrage.
Article rédigé par Bernard Thomasson
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 25 min
Franceinfo (Franceinfo)

Sa voix douce et posée contraste avec son parcours marqué par la guerre et l'exil. Sage mais obstiné, Mahamat Saleh Haroun pose un regard plein d'espoir sur la jeunesse africaine, sur la renaissance, lente mais bien réelle, du cinéma dans son pays.

Trois ans après la récompense obtenue à Cannes pour son film Un homme qui crie (Prix du Jury), le réalisateur tchadien est revenu sur le tapis rouge en mai dernier pour présenter Grigris, une histoire d'amour et d'espoir, sur fond de handicap, de trafic, et de lutte pour la survie.

Tourné dans son quartier de Ndjamena , la capitale du Tchad, le film a été projeté en avant-première dans l'unique salle de la ville, Le Normandie , où il a découvert ses premiers films, enfant. L'occasion de parler de cinéma et d'Afrique, entre avenir et souvenirs.

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