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Les antennes relais sont-elles dangereuses pour la santé ?

Faut-il craindre les antennes relais sur les toits et quelle est la réglementation applicable en la matière ? Les réponses avec Jean-Michel Guérin de "Particulier à Particulier".

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Utiliser son téléphone portable est aujourd’hui une évidence, pour téléphoner mais aussi pour consulter ses mails ou Internet. Personne, ou presque ne remet en cause cette technologie. Or, ces petits objets ne fonctionnent que grâce aux antennes relais de téléphonie mobile. Et ces dernières n’ont pas bonne presse. Elles seraient dangereuses pour la santé. Qu’en est-il exactement ?

 

Ce danger n’est pas prouvé scientifiquement. Des études ont été menées en France par l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire, mais aussi dans d’autres pays, par exemple en Grande-Bretagne. Selon ces études, qui convergent d’ailleurs avec les expertises internationales, l’hypothèse d’un risque pour la santé des personnes vivant à proximité des antennes relais ne peut être retenue.

En tout état de cause, le risque serait insignifiant comparé à celui pouvant résulter de l’utilisation du téléphone portable lui-même.

Absolument. Ces antennes relais existent depuis plus de 30 ans. Mais aujourd’hui, avec le développement de la technologie et l’apparition de la 3G, puis de la 4G, et l'implantation des antennes pour un quatrième opérateur, les antennes doivent être de plus en plus performantes en émettant de plus en plus d’ondes électromagnétiques,

Car il leur faut aujourd’hui transmettre votre voix, vos messages, vos textos, mais aussi des MMS, c’est-à-dire des images et même des vidéos. Les antennes relais sont également toujours plus nombreuses : on en compte aujourd’hui 60.000 en France. Vous pouvez d’ailleurs les localiser en allant sur lesite de l’Agence Nationale des Radiofréquences . Nous sommes donc en fait constamment soumis à des champs électromagnétiques de plus en plus puissants.

 

Le législateur a fixé des seuils d’exposition aux ondes électromagnétiques, au-dessous desquels on considère qu’il n’y a pas de risques pour la santé. Par ailleurs, l'association des maires de France, la mairie de Nantes, de Paris, et bien d'autres encore, ont négocié avec les opérateurs, une charte relative à l'implantation des antennes relais, à leur intégration dans le paysage et à leur puissance. Au niveau national, les seuils sont issus d’un décret de 2002. Les niveaux de champs se mesurent en volts par mètre et les seuils varient entre 41 et 61 volts par mètre.

Les associations militant contre les antennes relais dénoncent ces seuils encore trop élevés par rapport aux pays voisins. L’objectif en France serait de descendre à 0,6 volt par mètre, et même encore moins. On est loin du compte.

 

Les antennes relais ne peuvent pas être implantées n’importe où ? Il faut respecter certaines conditions ?

 

Les opérateurs, au nombre de 4 aujourd’hui, doivent, pour installer une antenne relais, obtenir une autorisation d’émettre délivrée par l’ANFR (Agence Nationale des Fréquences ). Ils doivent ensuite respecter les règles d’urbanisme. En milieu urbain, l’antenne relais est en principe installée sur un pylône ou un bâtiment. Elle donne donc lieu soit à une déclaration préalable en mairie, soit à un permis de construire. Et bien sûr, il faut l'autorisation du propriétaire ou de la copropriété.

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