Profession : reporter, France info

Profession : reporter. La Finlande sous Covid

En 2020, les reportages à l'étranger ont beaucoup porté sur la conduite adoptée par les autres pays face au virus. L'Europe du Nord a même été souvent montrée comme un modèle de réussite transposable ailleurs. Ce n'est pas tout à fait vrai et il a fallu un reportage sur le terrain pour le démontrer. 

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18 novembre 2020.  A l\'aéroport d\'Helsinki, les voyageurs arrivant de l\'étranger se voient proposer un test PCR gratuit, mais aussi une détection par chiens renifleurs. Rien n\'est obligatoire. 
18 novembre 2020.  A l'aéroport d'Helsinki, les voyageurs arrivant de l'étranger se voient proposer un test PCR gratuit, mais aussi une détection par chiens renifleurs. Rien n'est obligatoire.  (LOUISE BODET / RADIO FRANCE / FRANCE INFO)

Il est une réalité : le virus et la lutte menée par les hommes à son encontre ne raconte pas la même histoire d'un pays à un autre. La culture, l'éducation, le rapport aux institutions, le mode vie construisent des situations différentes d'un pays à un autre. Et si en Europe du Nord, les chiffres sont moins catastrophiques, cela ne signifie pas pour autant que le modèle est transposable. 

Responsablitié individuelle et flop des thèses complotistes

Si on prend le cas de la Finlande où se trouvait cette semaine Louise Bodet, grand reporter de la rédaction internationale de Radio France, il n'est pas caricatural de prétendre que les Finlandais, d'abord, occupent de grands espaces, la distanciation sociale y est naturelle, et ensuite, ils sont d'un tempérament solitaire qui désarçonne souvent les expatriés. Face à la crise, le principe de responsabilité individuelle a été suivi, et contrairement aux pays occidentaux, les thèses complotistes n'ont pas de prise en Finlande. Il y a une réelle confiance envers les institutions et les autorités scientifiques. 

Des mesures de semi-confinement

Louise Bodet - elle le raconte dans ce Profession Reporter - a été, surprise par l'absence de contrôle, même à son arrivée à l'aéroport d'Helsinki. Elle n'a pas eu besoin de présenter son test négatif en débarquant, alors que le tourisme est interdit et que des mesures de semi-confinement sont ordonnées. Cela signifie que la confiance évolue dans les deux sens. La police ne vous contrôle pas, simplement parce qu'elle en déduit que vous êtes en règle puisque vous êtes dehors. 

Sur les chiffres de la contamination, ils sont à la hausse dans la capitale, mais les taux sont extrêmement bas ailleurs, c'est-à-dire loin d'un centre urbain pourtant désert. 

18 novembre 2020.  A l\'aéroport d\'Helsinki, les voyageurs arrivant de l\'étranger se voient proposer un test PCR gratuit, mais aussi une détection par chiens renifleurs. Rien n\'est obligatoire. 
18 novembre 2020.  A l'aéroport d'Helsinki, les voyageurs arrivant de l'étranger se voient proposer un test PCR gratuit, mais aussi une détection par chiens renifleurs. Rien n'est obligatoire.  (LOUISE BODET / RADIO FRANCE / FRANCE INFO)