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Nouveau monde. Quand Facebook en appelle lui-même à la régulation d’internet

Dans une surprenante tribune, le fondateur et PDG de Facebook avoue qu’il ne peut pas régler tous les problèmes tout seul. Il en appelle à une régulation par les pouvoirs publics et par des organismes tiers. 

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Le logo de Facebook, sur un smartphone.  
Le logo de Facebook, sur un smartphone.   (LOIC VENANCE / AFP)

Fausses nouvelles, ingérence étrangère, messages de haine, données privées... Trop c’est trop, même pour le plus grand réseau social du monde. Dans une tribune publiée dans quatre journaux (américain, allemand, irlandais et français), Mark Zuckerberg dit, en substance, que Facebook a trop de pouvoir, qu’il faut lui venir en aide.

La France en exemple

"J'en viens à croire que nous ne devrions pas prendre de telles décisions tout seuls", écrit notamment le fondateur et PDG de Facebook, qui en appelle à une nouvelle régulation d’internet. Il souhaite plus d’harmonisation avec des règles claires sur ce qui est interdit et ce qui ne l’est pas. Il sollicite des sanctions pour décourager les comportements à problèmes, notamment en matière de publicité politique. En matière de données personnelles, il plaide pour un "cadre mondial commun" basé sur le RGPD (règlement européen).

Aveu de faiblesse ? De réalisme ? Cet appel, qui peut surprendre, apparaît comme une sorte de mea culpa face aux accusations multiples dont fait l'objet le réseau social. C’est une façon de reprendre la main en se mettant dans le rôle de celui qui fait les propositions et, en même temps, de renvoyer la balle dans le camp des gouvernements. Facebook met en avant sa collaboration avec les pouvoirs publics en France pour une sorte de co-régulation.

Plusieurs mesures 

Facebook annonce aussi un certain nombre d’initiatives. À l’approche des élections européennes, des actions sont enclenchées pour limiter les ingérences extérieures, notamment en bloquant la publicité politique venant de pays extérieurs et en instituant un historique des publications politiques. Contre la violence, après la diffusion live de la tuerie de Christchurch, le réseau social annonce un changement de ses règles sur les vidéos en live. Il pourrait être interdit aux utilisateurs ayant déjà enfreint les règles du réseau social par le passé de diffuser des vidéos en direct.

Le logo de Facebook, sur un smartphone.  
Le logo de Facebook, sur un smartphone.   (LOIC VENANCE / AFP)