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Nouveau monde. Paris-Marseille en 40 minutes en Hyperloop : est-ce réellement possible ?

Plusieurs projets de trains à grande vitesse sous vide (Hyperloop) sont en préparation. Peut-on y croire pour 2025 ?

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Une capsule Hyperloop présentée à El Puerto de Santa (Espagne), le 2 octobre 2018.
Une capsule Hyperloop présentée à El Puerto de Santa (Espagne), le 2 octobre 2018. (CRISTINA QUICLER / AFP)

Paris-Marseille en 40 min, Paris-Orléans en 15 min ou Los Angeles-San Francisco (550 km) en 30 min. La promesse fait rêver. Hyperloop est une sorte de train enfermé dans un tube à vide pour éviter les frottements, qui "flotte" à quelques centimètres au-dessus du sol grâce à un système d’électro-aimants (sustentation électromagnétique), une sorte d’avion sans ailes dans un tube. L’idée n’est pas nouvelle puisqu’il en était déjà question dans les romans de Jules Verne.

Plusieurs projets en test

Plusieurs projets Hyperloop sont en cours. Le plus connu est celui de l’Américain Elon Musk (Paypal, Tesla, Space X) aux Etats-Unis mais il y en a également en Europe, notamment en France. À Toulouse, on a construit une piste d’essai de 320 mètres pour tester les cabines de la société américaine HTT (Hyperloop Transportation Technologies). Ça bouge beaucoup aussi aux Émirats arabes unis, par exemple, avec un premier tronçon de dix kilomètres entre Abu Dhabi et Dubaï, en 2020, dans le cadre de l'Exposition universelle.

Irréalisable, selon certains 

Il reste cependant beaucoup de défis à relever. D’abord, celui du coût. Pour être réalisable, il faudrait qu’Hyperloop ne coûte pas plus que 20 millions d’euros/dollars le kilomètre, soit à peine plus cher qu’une voie ferrée traditionnelle. Ensuite, il y a des questions techniques. La mise sous vide, l’accélération et le freinage d’un train hyperloop nécessitent beaucoup d’énergie. Peut-on utiliser uniquement de l’énergie non-polluante ? Enfin, selon certains scientifiques, la vitesse d’Hyperloop impliquerait des distances de freinage de plusieurs kilomètres, ce qui rallongerait considérablement les temps globaux de transport.

Une capsule Hyperloop présentée à El Puerto de Santa (Espagne), le 2 octobre 2018.
Une capsule Hyperloop présentée à El Puerto de Santa (Espagne), le 2 octobre 2018. (CRISTINA QUICLER / AFP)