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Nouveau monde. L’innovation technologique au secours de la planète

Alors qu’Emmanuel Macron tente de mobiliser au sommet de Paris pour le climat, l’innovation technologique apparaît comme une piste prometteuse dans la lutte contre le réchauffement climatique.

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franceinfoJérôme ColombainRadio France

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Des bouches de ClimeWorks capturent le CO2, à Winwil (Suisse).
Des bouches de ClimeWorks capturent le CO2, à Winwil (Suisse). (WALTER BIERI / KEYSTONE)

L’innovation technologique est une piste prometteuse dans la lutte contre le réchauffement climatique. On les appelle les Green Tech, les technologies vertes. Ce sont des innovations, parfois insolites, qui contribuent à la réduction de la pollution. Elles étaient présentées en début de semaine à Station F Paris dans le cadre de l’événement Tech For Planet, en marge du sommet de Paris sur le climat. Par exemple, la startup Qarnot, soutenue par La Poste, récupère la chaleur produite par les ordinateurs pour alimenter des radiateurs électriques, dans les bureaux ou les habitations. La startup Greenspector aide les entreprises à améliorer leurs applications mobiles pour que celles-ci consomment moins d’énergie. Car, oui, un programme informatique mal conçu peut avoir un mauvais bilan carbone.

Réduire la pollution d’origine technologique

Il faut rappeler que les technologies numériques elles-mêmes sont polluantes. Le cloud n’est pas dans les nuages mais dans des centres de données bien réels, bourrés d’ordinateurs hyper consommateurs d’énergie (7% de la consommation mondiale d’électricité, selon des études).

Alors, on innove. Par exemple, Facebook installe des data-centers près du cercle polaire pour profiter du froid ambiant. C’est moins polluant et accessoirement, moins coûteux. Autre initiative insolite : une société suisse, ClimeWorks, aspire le CO2 qui est dans l’air, le capture et le revend à des entreprises agricoles qui s’en servent pour accélérer la photosynthèse sous serres.

Big data et intelligence artificielle à la rescousse

Microsoft vient d’annoncer 50 millions de dollars d’investissement sur 5 ans pour aider les Green Tech, en mettant à disposition ses outils d’intelligence artificielle. Des initiatives sont déjà en route, comme celle de la société Quantmetry qui analyse le nombre de passants dans les rues en fonction des téléphones portables afin d’adapter l’éclairage public en conséquence (en test à Paris 13e). On fait des progrès aussi dans le stockage d’électricité avec les wallbox, ces grosses batteries pour l’habitat (Tesla, Nissan) qui vont permettre des échanges d’énergie entre la voiture et la maison (smart grid). Enfin, il y a les compteurs connectés, type Linky, qui permettent de connaître la consommation en temps réel d’un quartier ou d’une ville afin d’anticiper les pics de surconsommation et mieux répartir l’énergie.

Bref, les technologies n’ont pas un impact neutre sur l’environnement mais c’est aussi par l’innovation que passe la protection du climat. 

Des bouches de ClimeWorks capturent le CO2, à Winwil (Suisse).
Des bouches de ClimeWorks capturent le CO2, à Winwil (Suisse). (WALTER BIERI / KEYSTONE)