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Nouveau monde. La police américaine peut désormais débloquer les iPhone sans demander à Apple

Craquer un iPhone est désormais possible pour la police américaine, dans le cadre d'une enquête, sans besoin au préalable de passer par une demande auprès de son fabricant, Apple. L’outil miracle utilisé est une technique d’extraction de données mise au point par la société Cellebrite.

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Deux officiers de police sur la scène de crime à San Bernardino (Californie), le 2 décembre  2015.
Deux officiers de police sur la scène de crime à San Bernardino (Californie), le 2 décembre  2015. (FREDERIC J. BROWN / AFP)

Selon le magazine américain Forbes, la police américaine aurait désormais à sa disposition un nouvel outil permettant de débloquer n’importe quel appareil Apple (iPhone, iPad, iPod) équipé de n’importe quelle version du logiciel iOS (du 5 au 11). On se rappelle qu’en décembre 2015, après la fusillade de San Bernardino en Californie, le FBI avait demandé à Apple de déverrouiller un iPhone retrouvé sur les lieux, mais Apple avait refusé au nom du principe de protection de la vie privée.

Outil miracle 

L’outil miracle utilisé est une technique d’extraction de données mise au point par une entreprise de sécurité informatique israélienne à laquelle le FBI a déjà fait appel, la société Cellebrite. Mais attention, ce n’est pas simple. La police doit demander à des techniciens de Cellebrite d’intervenir au coup par coup quand elle en a besoin. Cela coûte environ 1 500 dollars à chaque fois.

L’iPhone moins sécurisé ?

Il ne paraît pas anormal que la police ait les moyens de "fouiller" dans un téléphone mobile dans le cadre d’une enquête judiciaire. En revanche, ce qui ne serait pas normal, ce serait qu’un fabricant prévoie lui-même une sorte de porte dérobée avec une clé secrète qu’il donnerait aux autorités. En effet, il serait alors très difficile de fixer des limites et de donner la clé à certains et pas à d’autres comme par exemple à des gouvernements qui ne respectent pas les droits de l’Homme.

D’où vient cette clé ?

Pour comprendre cette affaire, il faut s’immerger dans les eaux parfois troubles de la sécurité informatique, du renseignement et de la cybercriminalité. Cette clé repose très certainement sur une faille de sécurité de l’iPhone qui a été découverte par la société Cellebrite ou, plus vraisemblablement, qui a été rachetée à prix d’or à des hackers. Tant que cette faille n’est pas corrigée par Apple, elle reste valable. Cellebrite serait en mesure de débloquer de nombreux modèles de terminaux mobiles.    

Deux officiers de police sur la scène de crime à San Bernardino (Californie), le 2 décembre  2015.
Deux officiers de police sur la scène de crime à San Bernardino (Californie), le 2 décembre  2015. (FREDERIC J. BROWN / AFP)