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Cyberdjihadisme et cyberrésistance

La guerre contre le terrorisme est aussi une cyberguerre, du moins une cyberguerilla. Et elle a déjà commencé…

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Les djihadistes poursuivent leur cyber-offensive

Des hackers djihadistes s’en prennent à des sites Français. On parle de centaines de sites touchées : mairies, conseils généraux, établissements scolaires, entreprises, églises… Victimes de défaçage (remplacement de la page d’accueil par un message de propagande). Des attaques revendiquées par plusieurs groupes de hackers dont une mystérieuse « Fallaga Team ».

Ce n’est pas tout : le compte Twitter du Commandement militaire américain au Proche-Orient semble avoir été également piraté par des activistes qui se revendiquent de Daesh. Ce n’est pas gravissime en soi. Le souci est qu'ils s’en servent pour diffuser des informations confidentielles comme les adresses personnelles d’officiers américains. Cependant, les autorités américaines affirment qu'aucune information classifiée n'a été dévoilée.

Les Anonymous aussi passent à l'attaque 

Dans une vidéo aux accents grandiloquents dont ils ont le secret, des hackers se revendiquant du mouvement des Anonymous avait annoncé la semaine dernière leur intention de passer à l’attaque pour venger Charlie Hebdo et défendre la liberté d’expression. Ils sont passés à l’action le week-end dernier. Ils ont attaqués des comptes Twitter et des sites Web connus pour être fréquentés par les djihadistes. Parmi eux, le site Ansar Al Haqq qui héberge notamment des forums de discussion. Une vaste opération, baptisée OpCharlieHebdo.

Le problème c’est que cette action d’éclat risque de priver les autorités de ressources très intéressantes pour suivre les activités terroristes. Les utilisateurs de ces sites risquent de changer de méthodes et de canaux de communication ce qui obligera les policiers qui les surveillent à partir dans de nouvelles directions.

En France, reste la question  de la surveillance d’Internet

 

Une question qui ressurgit de plus belle puisque 95% de l’embrigadement djihadiste se ferait via le Web. Cependant, des voix s’élèvent déjà pour protester la tentation de l’instauration d’un « Patriot Act » à la française sur le modèle de ce qui avait été fait aux Etats-Unis après le 11 septembre et qui avait conduit à une surveillance accrue des communications électroniques. De la Quadrature du Net au Conseil National du Numérique, on met en garde contre ce qui est qualifié de « dérive sécuritaire ».

De son côté, le Gouvernement a déjà commencé à agir en intervenant auprès de Bruxelles pour obtenir en urgence l’autorisation de blocage administratif des sites terroristes sans passer par un juge. 

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