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Spectacles concerts : des prix élevés justifiés ?

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Il faut boycotter les spectacles trop chers : l'appel lancé, en septembre 2013, à la une d'un quotidien national, a fait du bruit dans le monde des concerts, comédies musicales et autres manifestations culturelles. Dans son numéro de décembre, le mensuel Que Choisir, rouvre le dossier. Pour en parler, Arnaud de Blauwe.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Franceinfo (Franceinfo)

Selon le Centre national de la chanson, des variétés et du
jazz (CNV), un organisme chargé de prélever une taxe de 3,5 % sur les recettes
de billetterie, le coût moyen d'un spectacle est de 32 € , ce qui reste
abordable. Mais il s'agit d'une moyenne qui prend en compte les petits
spectacles comme ceux des artistes de premier plan. Ce sont les prix de ces derniers
qui ont tendance à flamber.

Quelques exemples : pour applaudir Céline Dion qui s'est
récemment produite à Paris-Bercy, le ticket d'entrée coûtait entre 79 et 205 €.
Pour Mylène Farmer, qui l'avait précédé de quelques semaines dans cette même
salle, c'était de 65 à 140 €. Cela dit, certains chanteurs ou groupes célèbres,
sont très vigilants sur les tarifs. Ils mettent un point d'honneur à ce que le
prix de leur concert reste dans des normes acceptables.

Les principales raisons de la flambée des prix

La raison majeure tient à la manière dont on consomme
désormais la musique. Il n'y a encore pas si longtemps, un concert servait
surtout à faire la promotion du CD de l'artiste. Mais avec l'avènement du
téléchargement qui a fait chuter les ventes de CD, la donne est inversée :
le concert devient une source de recette très importante.

Pour capter le public, certains spectacles sont de vraies
superproductions, ce qui évidemment à un coût. En France, le coût de la
location des stades, salles ou Zénith serait également plus élevé qu'à
l'étranger, ce qui contribue à tirer les prix vers le haut. Mais d'après les
observateurs attentifs de ce secteur, les cachets réclamés par les artistes
seraient le principal responsable de cette inflation. Des exigences qui ne
concernent pas seulement les stars. Les directeurs de petites salles sont parfois
décontenancés par le montant des cachets réclamés par des artistes... de seconde
zone.

Sur un billet vendu 100 €, l'artiste empoche en moyenne 30
€. Le producteur, celui qui prend le risque économique, ne touche que 10 €. Le
reste est affecté à la location de la salle, aux frais d'organisation et aux
taxes.

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