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Micro européen. Brexit, le cauchemar de nombreux Britanniques

Désarroi et épouvante des Britanniques quand s'approche l'abîme du Brexit.

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Un homme proteste devant le parlement britannique le 15 novembre 2018 contre l\'accord négocié par Theresa May avec l\'Union européenne sur le Brexit.
Un homme proteste devant le parlement britannique le 15 novembre 2018 contre l'accord négocié par Theresa May avec l'Union européenne sur le Brexit. (MAXPPP)

La Grande-Bretagne a voté en 2016 lors d'un référendum en faveur de son divorce d'avec l'Union Européenne, qui doit intervenir le 29 mars prochain.   

Theresa May plus que fragilisée

Aujourd’hui Theresa May est contestée au Royaume-Uni, pas seulement par le Parlement mais aussi par une centaine de députés de son parti, disposés, peut-être,  à faire alliance avec l’opposition ; des europhiles qui comme Tony Blair réclament un second référendum et les partenaires européens commençant à s’exaspérer de la tournure que prennent les choses. Mais Theresa May veut toujours et encore y croire, vent debout, c'est toujours "No" !

Moins de 100 jours

A moins de 100 jours du Brexit, soit le 29 mars prochain, il est difficile d’imaginer un scénario possible et envisageable. Le dernier sommet européen a été catastrophique pour Theresa May qui s’est vue refuser toute concession. Et si Theresa May a quand même obtenu le soutien de son parti, tout reste encore à faire.

Car les scénarii les plus divers circulent, comme par exemple que le Royaume Uni devienne membre de l’Espace Economique Européen comme la Norvège. Mais ici, le Royaume Uni n’aurait plus son mot à dire, sinon à intégrer dans son droit toutes les décisions de Bruxelles.

Autre cauchemar envisagé cette fois-ci par les milieux d’affaires de Londres, un Brexit sans accord. Si le texte est rejeté par le Parlement, ils pointent ici la crainte d’une chute de la livre sterling et un accroissement du chômage, premières conséquences dramatiques pour la Grande Bretagne.

Sous l'aile de l'OMC ?

 Dans ce cas précis, les relations économiques entre le Royaume-Uni et l'UE seraient alors régies par les règles de l'Organisation Mondiale du Commerce avec à la clé une multitude de contrôles douaniers, entre autres. Le Royaume-Uni en serait très fortement impacté, pénuries de médicaments, perte de croissance, asphyxie des ports et aéroports, tels sont les premiers "soucis" envisageables.

Britanniques au bord de la crise de nerf

C'est la raison pour laquelle il était important de prendre la "température" des Britanniques, par le biais de notre confrère Philip Turle. Comment vivent-ils en ce Brexit; quelles sont leurs peurs, leurs angoisses et combien sont-ils à opter pour une seconde nationalité d'un Etat membre de l'Union européenne ?

Rien n'est fait et de nombreux Britanniques vont peut-être vivre leur dernier Noël communautaire. Cette fois-ci, la hotte du Père Noël sera bien vide et quand Margareth Thatcher s'époumonnait à dire "I want my money back" à Bruxelles, (rendez-moi mon argent); ils et elles sont peut-être nombreux à souhaiter "we want to come back" ( nous voulons revenir), mais où ?

Un homme proteste devant le parlement britannique le 15 novembre 2018 contre l\'accord négocié par Theresa May avec l\'Union européenne sur le Brexit.
Un homme proteste devant le parlement britannique le 15 novembre 2018 contre l'accord négocié par Theresa May avec l'Union européenne sur le Brexit. (MAXPPP)