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Pourquoi Le Journal du Dimanche ressemble à un quotidien ?

Nous sommes dimanche. Vous allez peut-être acheter aujourd’hui Le Journal du Dimanche. Il ne paraît le dimanche. C’est donc un hebdomadaire. Pourtant...

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Copié dans le presse-papier !
(Radio France © RF/ Hélène Lam Trong)

En général, les hebdomadaires agrémentent leurs pages de mille artifices: photos couleur, papier glacé, couverture renforcée, feuillets brochés, format magazine, etc. Les quotidiens, eux, doivent se passer de ce luxe, principalement à cause de leurs délais de fabrication très courts. Pourtant, l’équipe du Journal du Dimanche a toute la semaine pour peaufiner chaque numéro, qui ressemble à s’y méprendre à un quotidien : photos en noir et blanc, papier grisatre, format géant. Pourquoi cette allure austère?

Changement de nom

Le JDD a commencé sa carrière sous un autre nom. Fondé en 1948, il est abord le supplément dominical du Journal de Paris et de la Seine . En 1952, Pierre Lazareff s’intéresse au titre et en fait le supplément de France-Soir . Et c’est là que se jouent  l’avenir et le look de l’hebdomadaire. Car les lois de la presse en vigueur depuis la Libération interdisent à la même société éditrice de faire paraître une publication sept jours sur sept. Lazareff contourne habilement la loi en baptisant sa nouvelle création non pas "France-Soir Dimanche", mais Le Journal du Dimanche-Soir . Nuance. Le Syndicat du Livre laisse faire. Sympa, le syndicat. 

 En 1977, Hachette, leur propriétaire, cède France-Soir à Robert Hersant, mais conserve Le Journal du Dimanche . On ne change pas une équipe qui gagne : même émancipé de son tuteur, le JDD conservera son allure de quotidien imprimé sur rotatives.

 Il y a quelques années, il a fait une tentative de sortir une édition du samedi. Ce fut un échec. On ne change pas, etc, etc. Jusqu’à preuve du contraire…

(Radio France © RF/ Hélène Lam Trong)