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Les informés. "Paradise papers" : La légalité "n'est pas forcément le critère à prendre en compte"

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Lundi, Les Informés sont revenus sur les "Paradise Papers", ces révélations concernant l'évasion et l'optimisation fiscales. Le Consortium international des journalistes d'investigation a mis au jour des documents d'un cabinet d'avocats des Bermudes. 

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Radio France
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Le journaliste Maxime Vaudano, membre de la rubrique Les Décodeurs du journal "Le Monde", était l'invité des Informés de franceinfo, lundi 6 novembre. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Dimanche 5 novembre, le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) a révélé les "Paradise Papers", une série de documents confidentiels appartenant à un cabinet d'avocats des Bermudes, Appleby. On y apprend que la reine Elizabeth II d'Angleterre, Lewis Hamilton ou encore l'entreprise Nike Europe ont profité des failles de leurs systèmes fiscaux respectifs pour payer moins d'impôts.

Invité de l'émission Les informés de franceinfo, Maxime Vaudano, journaliste pour la rubrique Les Décodeurs du journal Le Monde, estime que si la plupart de ces montages financiers ne sont pas illégaux, "le légal n'est pas forcément le critère à prendre en compte"

Des avancées grâce aux Luxleaks il y a trois ans

"On nous a reproché, depuis les révélations d'hier [dimanche] de s'attaquer à des choses qui sont légales", témoigne Maxime Vaudano sur franceinfo. Le point important de l'enquête n'est pas là, d'après lui. "Ce qu'il faut comprendre, c'est que le légal n'est pas forcément le critère à prendre en compte dans ces révélations parce qu'il y a énormément de choses qui étaient légales il y a quelques années et qui sont devenues illégales grâce à des révélations."

Il cite ainsi l'exemple du scandale des Luxleaks, ces accords fiscaux qui étaient accordés aux multinationales au Luxembourg, révélés il y a trois ans. "Il y a énormément de progrès qui ont été faits depuis que ça a été mis à la lumière du public donc il ne faut vraiment pas prendre cette question sous ce point de vue-là." 

Selon Maxime Vaudano, l'essentiel du sujet se trouve dans les conséquences de l'évasion et de l'optimisation fiscales, chiffrées à 350 milliards d'euros par an. "C'est 350 milliards d'euros qui ne vont pas dans les caisses des Etats du monde entier et, que ça n'y aille pas de manière légale ou illégale, ça n'y va pas donc c'est quelque chose qui ne rentre pas dans les budgets des Etats. Dans une période où il y a des budgets qui sont contraints, c'est important de réflechir à ces questions."

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