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Les Informés. "Maintenir l’état d’urgence, c’est montrer que le pays est extrêmement fragile"

Les "Informés de franceinfo" sont revenus, mercredi soir, sur la volonté d'Emmanuel Macron de reconduire l'état d'urgence jusqu'au 1er novembre, ainsi que sur l'"affaire Ferrand".

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Un militaire de l\'opération Sentinelle, à Nancy (Meurthe-et-Moselle), le 24 décembre 2016.
Un militaire de l'opération Sentinelle, à Nancy (Meurthe-et-Moselle), le 24 décembre 2016. (MAXPPP)

État d'urgence : mesure à vie ?

Ce n'est pas fini. Emmanuel Macron a annoncé, mercredi 24 mai, qu'il souhaitait prolonger l'état d'urgence jusqu'au 1er novembre, alors qu'il devait prendre fin le 15 juillet. Si le Parlement accédait à sa requête, cela serait la sixième prolongation. "Les Français ne sont pas prêts à ce qu'on lève l'état d'urgence", a expliqué Anthony Bellanger, chroniqueur sur France Inter, mercredi soir dans Les Informés de franceinfo. La chef adjointe du service Enquêtes de France 2, Audrey Goutard, a estimé que "psychologiquement, c'est montrer que le pays est extrêmement fragile".

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L'"affaire Ferrand", une épine dans le pied du gouvernement ?

Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, est dans la tourmente. Le Canard enchaîné a révélé, dans son édition du mercredi 24 mai, que le proche d'Emmanuel Macron a, du temps où il était directeur général des Mutuelles de Bretagne, permis à son épouse de réaliser une opération immobilière juteuse. L'embauche de son fils fait aussi parti des révélations de l'hebdomadaire satirique. Le chroniqueur de France Inter Anthony Bellanger a expliqué, mercredi soir dans Les Informés que : "Depuis Fillon, les politiques ne peuvent plus utiliser l'argument : 'Ça n'a rien d'illégal', car tout le monde comprend le contraire."

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Au cours de l'émission, le parallèle a été fait avec l'affaire Fillon. "La différence avec Penelope Fillon est qu'il y a des suspicions d’infractions. Pour Richard Ferrand, ce qui semble, d’après l’article du 'Canard enchaîné', et les éléments dont on dispose, c’est qu’il n’y a rien d’illégal. Le débat n’est pas sur le terrain judiciaire, il est sur le terrain moral et donc politique", a détaillé Alexandre Sulzer, journaliste politique à L'Express.

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Un militaire de l\'opération Sentinelle, à Nancy (Meurthe-et-Moselle), le 24 décembre 2016.
Un militaire de l'opération Sentinelle, à Nancy (Meurthe-et-Moselle), le 24 décembre 2016. (MAXPPP)