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Les Informés. Fillon, "même s'il annonce quelque chose de faux, il tient mordicus jusqu'au bout. Il le soutient même si ce n'est pas vrai"

Les invités des "Informés" sont revenus, vendredi soir, sur la polémique François Fillon, la mise en stand-by des trois principaux candidats à l'élection présidentielle, ainsi que le regard porté par la presse étrangère sur la campagne française.

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Les panneaux électoraux dans la ville de Pau (Pyrénées-Atlantiques) pour le premier tour de l\'élection présidentielle, le 23 avril 2017.
Les panneaux électoraux dans la ville de Pau (Pyrénées-Atlantiques) pour le premier tour de l'élection présidentielle, le 23 avril 2017. (LAURENT FERRIERE / AFP)

La polémique Fillon

François Fillon a été critiqué pour avoir évoqué à tort "d'autres violences ailleurs dans Paris", lors de l'émission politique "15 minutes pour convaincre". Le candidat Les Républicains réagissait juste après l'annonce de la fusillade, à Paris, dans laquelle un policier a été tué. Interrogé, vendredi matin, par un journaliste de l'émission Quotidien, François Fillon a maintenu ses propos. "Il semble très compliqué pour les politiques de reconnaître qu’ils se sont trompés", a lâché, non sans ironie, le restaurateur Xavier Denamur.

Fallait-il arrêter la campagne ?

Marine Le Pen, François Fillon et Emmanuel Macron l'ont fait. Les trois candidats, en tête dans les derniers sondages, ont annulé leur dernier meeting. "À partir du moment où il y en a un qui arrête la campagne, cela devient très difficile de justifier la poursuite de celle-ci pour les autres. Nous l’avions vu lors de l’affaire Mohamed Merah", a expliqué Soazig Quéméner, rédactrice en chef du service politique de Marianne, dans Les Informés, vendredi 21 avril.

Les trois, qui ont décidé d’arrêter, sont les trois qui sont en tête. Ce choix est éminemment politique et c’est politicien de faire cela.

Soazig Quéméner
rédactrice en chef du service politique de Marianne

à franceinfo

Certains candidats parient sur une issue en leur faveur grâce à cette pause. Cependant, "la mort de la députée Jo Cox à quelques jours du référendum sur le Brexit en Grande-Bretagne avait été un moment fort. Les médias pensaient que cela allait avoir un impact sur la campagne et faire déjouer le Brexit. Nous avons bien vu que cela n'a pas été le cas", a rappelé Eric Chol, directeur de la rédaction de Courrier International.

La campagne vue de l'étranger

La campagne présidentielle française ne passionne pas seulement en France. "Chaque élection passionne, mais celle-ci sans doute plus que par le passé", a rapporté Eric Chol, directeur de la rédaction de courrier International. 

Un intérêt plus important qu'à l'accoutumé, car "la presse étrangère est sans doute plus inquiète que la presse française, a expliqué Eric Chol. Le personnage qui occupe toutes les Unes à l’étranger, c’est Marine Le Pen".

Les panneaux électoraux dans la ville de Pau (Pyrénées-Atlantiques) pour le premier tour de l\'élection présidentielle, le 23 avril 2017.
Les panneaux électoraux dans la ville de Pau (Pyrénées-Atlantiques) pour le premier tour de l'élection présidentielle, le 23 avril 2017. (LAURENT FERRIERE / AFP)