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Repos mérité pour Fleur Australe sur la côte brésilienne

Pendant que le Brésil continue de vivre au rythme des matches de foot, la famille Danon-Poupon poursuit sa remontée de la côte brésilienne à bord du voilier Fleur Australe.

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(© Fleur Australe)

Aujourd'hui, l'équipage fait escale à Itacaré dans l'état de Bahia. De Rio de Janeiro où ils étaient il y a une quinzaine de jour, Géraldine Danon, Philippe Poupon et leurs trois enfants sont passés par  les Abrolhos, une réserve naturelle où l'on trouve le plus grand récif corallien de l'Atlantique sud. Ils ont partagé un bout de route avec les baleines qui remontent de l'Antarctique. C'est le moment de la reproduction. Fleur Australe a aussi navigué sous les nuées de fous de Bassan et de frégates.

        

A Itacaré, Géraldine Danon a remonté un petit fleuve, le Rio de Contas. Un avant-goût de l'Amazone que la famille compte emprunter  dans quelques semaines. Ils ont navigué au milieu de la brousse jusqu'à une cascade où ils ont apprécié les plaisirs d'un bain après des semaines passées en mer.

        

Le long du Rio de Contas, l'activité tourne notamment autour de la pêche et de la culture du caco et il est fréquent de croiser des pirogues chargées des précieuses fèves. Les petits producteurs vont vendre leurs récoltes à Bahia qui est aussi la capitale du café.

(© Fleur Australe)
         

Mais en ce moment, c'est l'hiver au Brésil et les grains se multiplient. Pour rendre les choses encore plus compliquée, Fleur Australe a dû naviguer au près. Les marins disent qu'au près, on fait deux fois la route, trois fois la misère. Géraldine Danon n'apprécie pas particulièrement cette allure, ni sa petite famille d'ailleurs. D'autant que cela a duré quatre jours….

 

"Le bateau est complètement à la gîte, penché. Du coup, c'est très inconfortable à vivre. Cuisiner, c'est impossible. On mange par terre dans la timonerie. Se déplacer à bord du bateau, c'est pas facile. Tout ça avec des enfants en plus. Aller aux toilettes, ça relève de l'exploit ! Faut s'accrocher… Le corps est en tension permanente quand on dort, quand on bouge… Voilà, c'est  assez long. Le près est une allure assez pénible. Et puis Loup qui est l'ainé, lui, n'a jamais réussi, malgré toutes ces longues traversées qu'il a faites, il n'a jamais réussi à s'amariner. Donc, à chaque fois il renoue avec les joies du mal de mer. C'est compliqué la vie à bord quand on est avec un vent de face."

 

Plus la navigation est compliquée et plus Géraldine Danon apprécie l'escale. C'est un peu comme le marcheur qui avance avec des chaussures trop petites. Lorsqu'il les retire, c'est un vrai soulagement. La prochaine que nous retrouverons Géraldine Danon, elle devrait être à l'embouchure de l'Amazone.

(© Fleur Australe)
 

(© Fleur Australe)