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Un roman boule à facettes à emporter dans ses valises

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"Les derniers jours du disco", de Whit Stillman, publié chez Tristram, donne envie de danser, de boire des cocktails et pourrait avoir comme sous-titre : freak out ! Le freak, c’est chic.
Article rédigé par
Radio France
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 (© Tristram)

Le freak, c’est chic c’est le refrain d’un tube de la fin des années 70, d’un tube disco du groupe Chic . C’est un titre à l’histoire fabuleuse, celle de Nile Rodgers et Bernard Edwards, qui à la fin des années 70, un soir de réveillon de nouvel an à New York s’étaient fait refouler du Studio 54 , la mythique boîte de nuit new yorkaise, alors qu’ils avaient rendez-vous à l’intérieur avec Grace Jones. Après être rentrés trempés et désespérés, ils composaient cette chanson qui allait leur donner la gloire et la permission d’aller tous les jours, comme des stars, au Studio 54 .

 

Les derniers jours du disco se situe à Manhattan au début des années 80, et sa boîte de nuit ressemble comme deux gouttes de vodka tonic au Studio 54, qui aimante les personnages de ce roman, bien décidés, dans la lessiveuse chic de ce temple du disco, à essayer de se faire une place au soleil de Manhattan.  

Des dialogues savoureux

Parmi eux, deux filles, Charlotte et Alice, qui veulent percer dans l’édition, et, chez les garçons, Dan, Hap ou Jimmy Steinway, surnommé le "publicitaire dansant", et qui se rappelle, vingt ans plus tard, cette période des années 80 où l’on dansait comme on travaillait : à fond ! Et c’est Steinway, donc, qui se souvient vingt ans après de cette histoire, et qui nous la raconte.

 

Le roman séduit et tourbillonne comme une boule à facettes, les dialogues sont savoureux, les émotions jaillissent en cascade, c’est tendre et dur comme la vie peut l’être, et puis il y a un personnage vraiment inoubliable, la ville. New York à cette époque là est le véritable, le seul centre du monde, et distille à la jeunesse de toute la planète sa bande son envoûtante.

Des prix

Les derniers jours du disco vient d’obtenir le prix Fitzgerald, qui est décerné chaque année à l’hôtel Belles rives de Juan-les-pins. Bon choix, parce que l’ombre de Fitzgerald plane sur ce récit plein de classe et de mélancolie.

 

Les lunes de mir Ali , de Fatima Bhutto, vient de décrocher le Prix de la romancière qui est décerné à l’hôtel Montalembert par un jury composé notamment de Marc Dugain, de Jean Christophe Rufin, de Sylvain Tesson…

 

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