Est-ce que la Commission européenne envisage de supprimer le Label rouge pour la volaille ?

Depuis plusieurs des messages sur les réseaux sociaux assurent que l'appellation est menacée par l'UE.
Article rédigé par Thomas Pontillon
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
Un poulet dans un élevage. (MATTHEW HATCHER / AFP)

Est-ce que le poulet Label rouge va disparaître à cause de la Commission européenne ? C'est ce que disent des messages sur les réseaux sociaux, relayés notamment par plusieurs eurodéputés du Rassemblement national, mais aussi par une partie de la profession. Ces messages affirment qu'une "nouvelle réglementation européenne va torpiller l'élevage en plein air" et mettre fin aux "labels de qualité", comme le Label rouge ou l'appellation du Poulet de Bresse.

Pas de changement sur les labels 

La Commission européenne dément formellement et assure que le Label rouge ou n'importe quelle autre appellation ne sont pas menacés. En réalité, selon Bruxelles, il y a beaucoup de confusion autour de discussions, lancées il y a deux ans au niveau européen et qui se poursuivent aujourd'hui, sur les normes de commercialisation. Il s'agit de dénominations que vous avez forcément vues en achetant de la volaille : c'est par exemple la mention "poulet fermier, élevé en plein air" ou "élevé en liberté", il y a aussi la mention "sortant à l'extérieur". 

Au total, il y a cinq normes, elles sont toutes européennes, c'est à dire qu'elles sont définies par l'Union européenne mais une partie de ces grands principes se retrouve aussi dans le cahier des charges français des volailles Label rouge. Par exemple, quand vous achetez au supermarché une cuisse de poulet Label rouge, il y a souvent aussi la mention "élevé en plein air". 

Et donc, les discussions européennes en cours portent sur ces normes. Mais c'est là qu'il y a confusion, car contrairement à ce que disent les messages sur les réseaux sociaux, il n'est pas question de faire disparaître ou de modifier ces cinq normes. Elles ne changeront pas, nous confirme la Commission européenne. En revanche, des normes supplémentaires pourraient apparaître et porter sur le bien-être animal. C'est notamment sur ce point qu'il y a des échanges en ce moment, mais rien n'est fait, car pour l'instant aucun des 27 états n'a fait de proposition.

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