High Tech : ce qu'il faut savoir de Nvidia, ce fabricant de processeurs très recherchés pour l'IA qui affole la bourse

Nvidia, le géant des puces, vient de franchir la barre des mlle milliards de dollars de capitalisation boursière. Le décryptage de Fanny Guinochet.
Article rédigé par France Info, Fanny Guinochet
Radio France
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Temps de lecture : 2 min
Le siège social de Nvidia à Santa Clara (Californie). (JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA via AFP)

Le groupe américain Nvidia, côté en bourse, a vu ces derniers jours sa valeur s’envoler. Nvidia attire tellement les investisseurs que ses actions valent de plus en plus cher. Si on parle de Nvidia, c’est parce que les groupes qui dépassent ce seuil des 1 000 milliards de dollars se comptent sur les doigts de la main : Amazon, Apple, Microsoft, Google ou encore Saudi Aramco dans le pétrole. Aujourd’hui, par exemple, Nvidia pèse plus que Total ou LVMH.

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Si la firme américaine fait vibrer Wall Street, c’est parce qu’elle fabrique des cartes graphiques ou des puces électroniques. Nvidia, c’est un producteur de microprocesseurs. Sa puce star, c’est "H100", créée l’an dernier, qui démultiplie la puissance de calcul pour l’intelligence artificielle. Elle génère du texte, des images, des sons. Le groupe vient de sortir une sorte de plateforme de super calculs encore plus puissante, capable de faire tourner encore plus vite les systèmes d’intelligence artificielle générative et succéder à ChatGPT.  

Un risque de pénuries 

Les entreprises se ruent dessus, car la plupart des grandes sociétés de la tech ont toutes besoin pour développer leur système d’intelligence artificielle, de ces microprocesseurs. Elles se les arrachent. Il y a, par exemple, la promesse pour les entreprises de créer des modèles de langage encore plus performants pour les Chatbot génératifs, ces robots conversationnels. Des systèmes qui vous permettent d’échanger avec la machine. Ce nouveau processeur devrait permettre d’accélérer encore les projets scientifiques.

Est-ce que la production va suivre ? Des analystes lancent l'alerte. L'euphorie autour de Nvidia pourrait bien retomber, justement s'ily avait des ruptures d'approvisionnement. Le PDG, Jensen Huang, promet d’augmenter la cadence. L’enjeu est important, car ce Taïwanais installé aux États-Unis, ingénieur autant qu’entrepreneur, est persuadé qu'on n’est qu’au début de l'intelligence artificielle. En attendant, le PDG de 60 ans est un homme riche : en quelques mois, sa fortune personnelle a bondi de 21 milliards d’euros.

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