Travail des enfants : le Canada veut l'encadrer, l'Italie s'inquiète des chiffres d'une ONG

Tous les jours, le club des correspondants décrit comment un même fait d'actualité s'illustre dans deux pays.
Article rédigé par France Info
Radio France
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L'Unicef estime que 160 millions d’enfants dans le monde sont impliqués dans le travail. Image d'illustration. (AIDEE MARTINEZ / EYEPIX GROUPMAXPPP)

L'Unicef estime que 160 millions d’enfants dans le monde sont contraints de travailler. Le club des correspondants s'intéresse à la situation de ces enfants dans les pays développés. Au Canada, aucune législation n'existe, pour le moment, pour encadrer le travail des mineurs, pendant qu'en Italie, les chiffres d'une ONG inquiètent.

Un projet de loi à l'étude au Canada

Contrairement à de nombreux autres pays, le Canada ne dispose pas d’une législation visant à encadrer le travail des jeunes de moins de 18 ans. Pas plus que le Québec qui permet même d’employer des mineurs de moins de 14 ans. Mais, un projet de loi est à l’étude actuellement. Selon un sondage récent, un tiers des 12-16 ans occupe actuellement un emploi à temps partiel au Québec. On les retrouve souvent à la caisse dans des fast-food, en train de placer des marchandises dans les rayons au supermarché, ou dans des jardineries. C’est un phénomène particulièrement important dans certaines régions du Québec où le taux de chômage frise le 2%.

Des chiffres inquiétants en Italie

En Italie, il n'y a pas de chiffres officiels mais des estimations inquiétantes. C'est l'ONG Save The Children Italia qui a mené l'enquête et arrive à la conclusion qu'un enfant de moins de 16 ans sur quinze travaille ou a travaillé alors que c'est illégal jusqu'à 16 ans. Cela fait 336.000 enfants et adolescents entre 7 et 15 ans. Près de 30% des adolescents interrogés et qui ont travaillé l'année dernière l'ont fait chaque jour. Ils travaillent dans la restauration d'abord, dans le commerce de détail ensuite, à la campagne dans le secteur agricole et, ce qui est assez nouveau, le travail en ligne, les réseaux sociaux, les jeux video. Dans la moitié des cas ce sont les parents qui ont trouvé du travail à leurs enfants, plus de la moitié aussi travaillent pour avoir de l'argent alors qu'un tiers le fait pour aider leurs parents, la famille. Quelque 38,5% de ces jeunes affirment travailler pour le plaisir.

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