Présidentielle 2022 : le grand oral des candidats Les Républicains devant les centristes de l'UDI

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Les centristes de l’UDI ont commencé à auditionner les candidats au Congrès de la droite pour l'investiture à la présidentielle 2022. Après Valérie Pécresse lundi soir, c'est au tour de Xavier Bertrand d'être entendu mardi.

Article rédigé par
Neïla Latrous - franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Les candidats à l'investiture du parti Les Républicains pour l'élection présidentielle 2022 le dimanche 14 novembre, lors d'un débat télévité sur BFMTV. (THOMAS SAMSON / AFP)

À cinq mois du premier tour de l'élection présidentielle 2022, les candidats à l'investiture du parti Les Républicains ont débuté lundi 15 novembre leur grand oral devant les centristes de l'Union des démocrates et indépendants (UDI). Le format est le même pour tous : une heure pour présenter son projet aux cadres du parti - autour de 300 élus - et décliner plus précisément ses propositions en matière de dette, de financement, d’Europe, de décentralisation et d’écologie.

Lundi soir justement, Valérie Pécresse a regretté que la question climatique n’ait pas davantage été abordée lors des deux premiers débats télévisés. Après la présidente de la région Île-de-France, c’est le tour de Xavier Bertrand d’être entendu mardi soir. Philippe Juvin sera, lui, auditionné jeudi soir.

Certains candidats ont décliné l'invitation

En revanche, ni Michel Barnier, ni Éric Ciotti ne s’exprimeront devant le jury centriste. "Tout le monde avait dit oui", regrette une source à l'UDI, jusqu’à ce que Michel Barnier rédige une lettre dans laquelle il dit préférer convaincre les siens d’abord - Les Républicains - avant de s’adresser aux partis alliés - dont l’UDI. 

"Michel Barnier a décliné l’audition sous l’emprise de ses conseillers qui l’ont poussé à droitiser sa ligne."

Un élu de l'UDI

à franceinfo

Les soutiens de l’ancien commissaire européen reconnaissent à moitié cette stratégie, arguant qu’être soutenu ou applaudi par le centre n’est pas forcément un atout dans la compétition interne. Coïncidence ou non, le courrier de Michel Barnier a été rendu public quelques jours après que la très droitière Nadine Morano a rejoint sa campagne. Et sa missive a eu pour effet, à en croire l’UDI, de faire changer d’avis un autre candidat, Éric Ciotti. Lequel a fini lui aussi par se décommander auprès des centristes, "pour ne pas se faire doubler sur sa droite par Barnier".

Réponse de l'UDI le 27 novembre

Malgré ce désagrément, l’UDI s’engage à soutenir et à faire campagne pour le candidat désigné en décembre par Les Républicains. Incongruité de calendrier : les centristes diront dans dix jours, le 27 novembre, qui a leur préférence pour la présidentielle, c'est-à-dire avant même que le candidat soit élu par le Congrès des Républicains. Il est donc tout à fait possible que l'UDI décide de soutenir un candidat qui sera éliminé par les militants LR le 4 décembre.

Que se passerait-il à ce moment-là ? "Y aura-t-il un candidat centriste et un candidat LR ?", demande, très agacé, un soutien de Michel Barnier. L’UDI assure que non, faisant valoir que sa démarche vise plutôt à peser sur la campagne à venir, de l’empêcher de dériver uniquement vers l’extrême-droite en imposant très en amont d’autres thèmes que l’immigration et la sécurité. Il n'est donc pas de permettre à un candidat défait de se maintenir malgré tout dans la course présidentielle.

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