Présidentielle 2022 : François Bayrou rappelle ses promesses à Emmanuel Macron

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Quatre textes sont examinés à l’Assemblée nationale ce jeudi, pour renforcer la démocratie. Ces textes ne viennent pas de l’opposition, mais du MoDem, qui est dans la majorité, et qui a une idée derrière la tête.

Article rédigé par
Neila Latrous - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
François Bayrou et Emmanuel Macron à Sauvagnon (Pyrénées-Atlantiques) le 14 janvier 2020 (GUILLAUME HORCAJUELO / POOL)

L’idée, exprimée de manière très explicite, c’est "d'ouvrir et de peser dans le débat de la présidentielle." Car ce chantier démocratique est l’une des faiblesses du bilan d’Emmanuel Macron. "Il faut se rendre à l’évidence, on n’a pas fait le job", glisse un député. Il y a bien eu les exercices de démocratie directe – le grand débat, la convention citoyenne – mais il y a aussi tout ce qui a été promis et qui n’a pas été fait : la proportionnelle, ou la banque de la démocratie pour financer les campagnes… "Ne pas faire de réforme institutionnelle, met en garde le ministre, c’est se condamner à de nouvelles tensions en cas de réélection", type "gilets jaunes". Les MoDem propose à la majorité de prendre le sujet à bras-le-corps.

Proportionnelle, vote par correspondance...

Deux propositions de résolution invitent à introduire une dose de proportionnelle aux législatives pour que l’Assemblée nationale soit plus représentative politiquement, et à renforcer la parité dans les exécutifs locaux, dans les petites communes notamment. 

Une proposition de loi déposée par le même groupe souhaite permettre aux collectivités qui le souhaitent d’expérimenter le vote par correspondance… à partir de 2026 ! Certains sont déjà prêts : le président du Conseil départemental de la Mayenne, Olivier Richefou,  a pris contact avec La Poste, pour les modalités techniques, et avec le ministère de l’Intérieur, pour signifier sa disponibilité pour une expérimentation.

Ce vote par correspondance est aussi l’une des propositions des "Jeunes avec Macron", dans le livret qu’ils ont présenté lundi soir. Ça pousse, et pourtant cette mesure n’a aucune chance d’être adoptée. Dans les rangs centristes, on y voit deux explications : soit l’exécutif a peur que ce soit mal compris, qu’on imagine qu’il veut changer les règles des élections ; soit le futur candidat Macron veut se réserver la primauté des annonces, avec un "paquet institutionnel" à venir dans son programme. Auquel cas les débats guidés aujourd’hui par le MoDem auront servi à chauffer la salle.

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