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Le meeting "unitaire" contre la privatisation d'ADP n'aura rien d'unitaire

La mobilisation commune des opposants à la privatisation d'Aéroports de Paris a du plomb dans l'aile. Le meeting prévu le 26 septembre à Toulouse sera finalement exclusivement socialiste.

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L\'aéroport d\'Orly, au sud de Paris, le 27 août 2019.
L'aéroport d'Orly, au sud de Paris, le 27 août 2019. (ERIC PIERMONT / AFP)

Les parlementaires à l'origine du référendum d'initiative partagée (RIP) contre la privatisation d'ADP avaient annoncé un grand meeting commun le 26 septembre à Toulouse. Leur espoir : atteindre la barre symbolique du million de signatures à la fin du mois, et ainsi de relancer la contestation. Raté ! Ce sera finalement un meeting organisé par le seul Parti socialiste. La députée La France insoumise Clémentine Autain n'y sera pas, pas plus que la communiste Elsa Faucillon ou que le LR Aurélien Pradié.

Les partisans peinent à s'entendre

"Problème de calendrier", assure la patronne des députés PS Valérie Rabault... "On va dire ça...", répond Clémentine Autain, qui regrette une organisation "pas suffisamment collective". Les partisans du référendum ont du mal à s'entendre, alors que le nombre de soutiens ne décolle pas. Pourtant, le temps presse : à 174 jours de la clôture, le compteur affiche environ 760 000 signatures. Ce qui veut dire qu’il en manque près de quatre millions. Valérie Rabault espère toujours organiser un grand meeting d'ici au 15 octobre à Paris. Son collègue insoumis Éric Coquerel, lui, évoque plutôt le mois de novembre. Les opposants à la privatisation d'ADP s'accordent en tout cas sur un point : ils dénoncent le manque de médiatisation autour de ce référendum d'initiative partagée.

L\'aéroport d\'Orly, au sud de Paris, le 27 août 2019.
L'aéroport d'Orly, au sud de Paris, le 27 août 2019. (ERIC PIERMONT / AFP)