Élections européennes : le parti Renaissance ne désignera pas sa tête de liste avant janvier

Il n'y a pas que LR qui hésite pour les élections européennes de juin prochain. La majorité présidentielle ne compte pas non plus se précipiter pour choisir son chef de file.
Article rédigé par France Info, Aurélie Herbemont
Radio France
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Stéphane Séjourné, président du groupe Renew et secrétaire général de Renaissance, le 13 janvier 2023. (THOMAS PADILLA / MAXPPP)

Pour l'instant, les macronistes observent le match déjà lancé à l’extrême droite entre Jordan Bardella et Marion Maréchal, et le match à gauche entre les listes concurrentes de la Nupes. "On va les regarder boxer entre eux et on lancera notre campagne très tard", confie un dirigeant de la majorité. Cette configuration donne de l'espoir à une ministre : "On peut gagner les européennes grâce aux divisions des autres". En 2019, c'est le RN qui était arrivé en tête. L'enjeu est important pour 2024, tellement ce scrutin aura des airs d'élection de mi-mandat, avec des opposants qui en feront un scrutin anti-Macron.

>> Élections européennes : LFI va plaider pour l'union à gauche jusqu'au dépôt des listes

Renaissance ne désignera pas sa tête de liste avant janvier pour ce scrutin prévu dimanche 9 juin 2024. Le patron du parti Stéphane Séjourné, également président du groupe Renew - les alliés européens du chef de l'État - est "notre candidat naturel", insiste une eurodéputée. La secrétaire d'État aux Affaires européennes Laurence Boone est aussi intéressée. Le nom du commissaire européen Thierry Breton est également testé par l'Élysée mais un conseiller de l'exécutif met en garde : "c'est l'incarnation de l'Europe technocratique, pas sûr que ce soit une bonne idée face à Bardella". De toute façon, Emmanuel Macron tranchera pour le casting qu'il jugera le plus efficace. Il s'impliquera aussi dans la campagne. "C'est identitaire pour lui", juge une ministre.

Pas question de laisser le champ libre 

Le positionnement pro-européen est au cœur de l'ADN macroniste, la majorité présidentielle ne laissera donc pas totalement le champ libre à ses adversaires jusqu'à l'entrée officielle en campagne. Il y aura un premier étage de la fusée au campus de Renaissance à Bordeaux du 6 au 8 octobre, avec des tables rondes liées à l'Europe : sur l'environnement ou sur le pacte asile immigration. "On fera le bilan de notre travail à Strasbourg et on tracera les perspectives pour la campagne", confie un cadre.

Le parti a même lancé une invitation à la présidente de la Commission Ursula Von der Leyen, sa venue n'est pas encore actée. La semaine prochaine, Renaissance diffusera, à la demande du chef de l'État, une vidéo et des tracts pour les six ans de son discours de la Sorbonne sur l'Europe. Des petits cailloux avant de rentrer dans la mêlée.

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