Egalité femmes-hommes : le PS et le PCF à la recherche de candidates

Malgré le poids aujourd'hui du mouvement féministe, les partis ont encore du mal à trouver des candidates. À gauche, on cherche des solutions pour briser le plafond de verre.
Article rédigé par France Info, Victoria Koussa
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
Le Parti socialiste va créer à l'automne une "commission de transition féministe" (VALERIE VREL / MAXPPP)

Comme en entreprise, les postes à responsabilité dans les partis politiques restent souvent occupés par des hommes, plus particulièrement dans les anciens partis de gauche, au PS et au PCF. "On a un vrai sujet, nous confie un proche du leader communiste Fabien Roussel, il suffit de voir notre groupe à l'Assemblée" : deux tiers sont des hommes, comme sur l'ensemble des cadres du Parti socialiste.

Mais en interne, des féministes s'activent pour corriger le tir et tenter de parvenir à aligner les valeurs de leurs partis à la réalité : selon nos informations, le PS va lancer à l'automne une "commission de transition féministe". Il s'agira d'aller dans les fédérations, pour repérer les talents parmi les militantes, les former, leur apprendre les rouages de l'appareil politique pour parvenir à les hisser aux postes clés du parti, et à les convaincre de se lancer, de candidater aux prochaines élections notamment municipales et législatives.

"Adapter le monde politique aux femmes"

Il y a chez ces militantes une forme d'autocensure, de l'aveu d'une cadre communiste, parfois même un syndrome de l'imposteur. D'où l'idée de ces formations que va lancer le PS, qui comprennent également des sessions de média training, de prise de parole en public. "Il faut adapter le monde politique, créé par l'homme, aux femmes, explique une socialiste. "Il y a tout à reconstruire", "pour que les femmes fassent masse dans l'espace public".

L'autre frein à l'investissement des femmes en politique, surtout quand on veut prendre des responsabilités, est le fait d'avoir des enfants. C'est rétrograde mais c'est encore une réalité. Depuis peu, le Parti communiste développe des systèmes de garde. La fédération de l'Ardèche, par exemple, finance les baby-sitters les soirs de conseil départemental. Au PS, depuis quelques mois une garderie éphémère permet avant chaque conseil national, le parlement du parti, de déposer son enfant le temps de la réunion. Ces initiatives arrivent certes tard, mais permettront peut-être d'obtenir des résultats lors des prochaines élections.

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