Vers une revalorisation financière du rôle des médecins référents

L'assurance maladie vient de rencontrer les représentants des médecins pour parler revalorisation des médecins traitants référents. La CNAM tente d’avancer avec ces praticiens dont sept millions de Français sont aujourd’hui privés.
Article rédigé par Emmanuel Cugny
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min
Photo d'illustration. (EMMANUEL CLAVERIE / RADIO FRANCE)

Lors d’une nouvelle réunion de négociation, jeudi 21 décembre, la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) a mis 100 millions d’euros sur la table. Une première enveloppe annuelle pour tenter de répondre aux nombreuses attentes des médecins, eux aussi touchés par l’inflation qui entame leur pouvoir d’achat, et dont la Sécu veut renforcer la présence dans les déserts médicaux. La coupe est pleine alors qu’il s’agit d’écrire, d’ici le mois de février, la prochaine convention médicale qui va fixer pour cinq ans les principes d’organisation de la profession, et les règles financières qui vont avec.

Le directeur général de l’Assurance maladie, Thomas Fatôme, propose de valoriser en particulier la prise en charge de patients âgés ou en affection de longue durée qui nécessitent un suivi plus attentionné, prévenant. Idem pour la prise en charge de patients très précaires ou en situation de handicap. C’est pour ce forfait précis que le directeur de l’Assurance maladie avance l’enveloppe de revalorisation générale de 100 millions d’euros par an, soit, en moyenne, 2 000 euros par médecin.

Les médecins veulent une revalorisation de la consultation

Un médecin libéral gagne en moyenne 16 000 euros par an au titre du forfait médecin traitant, qui s’ajoute à la rémunération des consultations. La Sécu reconnaît que ce forfait représente un peu moins de 10% de la rémunération d’un généraliste, d’où l’idée de revaloriser cette partie.

Les médecins considèrent que ce n’est là qu’une étape. Les docteurs attendent en priorité une revalorisation de l’ensemble de leur tarif de base (le prix des consultations elles-mêmes), et ce sujet ne sera abordé qu’en janvier. Avant cette prochaine réunion, la CNAM veut encore discuter de plusieurs thématiques comme la qualité des soins, le travail en bloc ou les spécialités médico-techniques. Pour l’instant, chaque camp discute et s’observe. Rien n’est gagné et la pression reste forte.

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