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Le brief éco. Retraites aux Etats-Unis : le paradis des fonds de pension

On poursuit notre tour d’horizon des principaux régimes de retraite à travers le monde. Gros plan mercredi sur le système américain, vu d’ici comme le Far West des fonds de pension. Est-ce vraiment le cas ?

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Le drapeau américain au premier plan et la Statue de la Liberté en arrière plan.
Le drapeau américain au premier plan et la Statue de la Liberté en arrière plan. (JOHANNES EISELE / AFP)

Avant la manifestation sur la réforme des retraites du jeudi 5 décembre, nous nous arrêtons sur le régime de retraite pratiqué aux Etats-UnisLes fonds de pension y règnent en maître, mais la base de la retraite américaine reste le système par réparation de la sécurité sociale, géré par l’État fédéral. Une retraite pour tous héritée du New Deal de Roosevelt en 1935. Le système est obligatoire et très simple : chaque Américain cotise tous les mois, un pourcentage fixe est déduit du salaire, cela tient en une seule ligne sur les fiches de paie. Au fil des années, le salarié accumule des "credits", l’équivalent de nos trimestres, et au moment de la retraite, le montant de sa pension sera calculé sur la moyenne de ses revenus, tout au long de sa carrière. Mais bien souvent, cela ne suffit pas, puisque la retraite d’un Américain ne représente en moyenne que 40% de son ancien revenu.

"401(k)", le complément de retraite par capitalisation

Les Américains se tournent donc vers les fonds de pension. La capitalisation est effectivement un moyen de compléter des retraites de base plutôt maigres, et le produit le plus populaire pour cela c’est le "401(k)", un nom tiré du code des impôts américain. La majorité des entreprises proposent ce dispositif, il permet de placer une partie de son salaire – avant impôts – dans des fonds cotés en Bourse, que l’on fera fructifier jusqu’à l’âge de la retraite. L’avantage fiscal est clair : si vous gagnez 1 000 et que vous mettez 200 de côté, vous ne serez imposé que sur les 800 restants, à condition de ne pas liquider cette épargne trop tôt. S’ajoute à cela une politique souvent généreuse d’abondement des employeurs qui peuvent rajouter 50 voire 100% des sommes versées.

Ces fonds de pension ont des inconvénients. Ils sont liés aux aléas de la Bourse et aux choix d’investissement du futur retraité. Des millions d’Américains ayant pris des paris trop risqués se sont retrouvés piégés par la chute des marchés lors de la crise de 2008. Aujourd’hui, ça va beaucoup mieux, le Dow Jones et le Nasdaq sont au zénith, ce qui est très bon pour l’épargne retraite des américains. Donald Trump lui-même y fait souvent référence dans ses tweets quand Wall Street monte, mais plus du tout quand ça baisse.

Le drapeau américain au premier plan et la Statue de la Liberté en arrière plan.
Le drapeau américain au premier plan et la Statue de la Liberté en arrière plan. (JOHANNES EISELE / AFP)