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Le Brief éco. Les Français accros au crédit à la consommation

Le nombre de prêts accordés aux ménages a continué d’augmenter au deuxième trimestre. Une tendance de fond portée essentiellement par l’automobile et l’habitat.

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Des billets d\'euros (image d\'illustration).
Des billets d'euros (image d'illustration). (NICOLAS KOVARIK / MAXPPP)

Les Français aiment le crédit. Entre le mois d'avril et le mois de juin, le volume de prêts à la consommation a progressé pour atteindre pratiquement le double du trimestre précédent (+1%). Le financement d’automobiles d’occasion a été dynamique (+8,5%), moins pour les véhicules neufs. Les Français aiment également de plus en plus la Location avec option d’achat (LOA). Pour ce qui est de l’habitat, le financement de l’amélioration de son hébergement et l’achat de biens d’équipements du foyer se sont envolés de 16%, toujours au deuxième trimestre.

Risque de surendettement

L’inflation restant relativement faible, la différence entre les prix et les salaires ne s’est pas faite au détriment des salariés. Il y aussi, bien sûr, le faible niveau des taux d’intérêts. Tout cela a dégagé suffisamment de pouvoir d’achat pour entretenir une appétence des Français pour la consommation.

Est-ce pour autant le signe qu'ils ont plus de projets en tête ? C’est au moins le signe d’une certaine confiance retrouvée. Mais attention au revers de la médaille qui est le surendettement des ménages. Grâce aux taux d’intérêts très bas, on peut aujourd’hui emprunter à bon compte. Nous retrouvons d’ailleurs le même phénomène avec les entreprises.

Surveillance rapprochée

Les autorités monétaires, la Banque de France notamment, se sont récemment inquiétées de cet emballement du crédit. L’an dernier déjà, les crédits accordés par les banques et différents organismes, aux ménages et aux entreprises, avaient augmenté de 6% alors que l’économie ne progressait que d’1,5%. C’est ce risque de surchauffe que la Banque de France surveille comme le lait sur le feu.

Elle demande aux banques commerciales de mettre des réserves de côté pour pouvoir amortir le choc en cas de coup dur. C’est ce qui s’appelle, de manière très romantique, un "coussin contracyclique". Une douce protection pour parer à tout choc frontal.

Des billets d\'euros (image d\'illustration).
Des billets d'euros (image d'illustration). (NICOLAS KOVARIK / MAXPPP)