Le brief éco, France info

Le brief éco. L'industrie aéronautique française se porte bien mais peine à recruter

Le secteur aéronautique tire un bilan positif de 2018. Les professionnels réunis au sein du Gifas viennent de livrer leurs chiffres. Du civil au militaire, les ventes se sont plutôt bien portées. 

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !
L\'usine Airbus à Toulouse (Haute-Garonne).
L'usine Airbus à Toulouse (Haute-Garonne). (REMY GABALDA / AFP)

Avec un chiffre d’affaires global de 65,5 milliards d’euros, en hausse d’1,2% par rapport à l’année précédente, 2018 a été un bon cru pour l’industrie aéronautique tricolore, qui a notamment connu un record de livraisons dans le domaine civil grâce à la montée en cadence d’Airbus et la livraison de 800 appareils. Sur les 65,5 milliards d’euros d’activité, 44 milliards (85%) sont partis à l’export. Ce qui est une vraie bonne nouvelle : l’aéronautique française se vend bien à l’étranger. Pour ce qui est du militaire (15 milliards du total), l’activité a été tirée par la montée en puissance du Rafale de Dassault. 12 appareils ont été livrés l'an dernier et 26 devaient l'être cette année.  

Contexte international très concurrentiel

La France tire très bien son épingle du jeu dans le spatial. Avec 53% du chiffre d’affaires de la filière européenne, l’hexagone est leader de la branche en Europe. Mais le président du Gifas, EricTrappier, le reconnaît : la pression est de plus en plus forte, essentiellement de la part des États-Unis qui sont extrêmement mobilisés. Donald Trump pousse à la roue, sans compter avec les déboires de Boeing et son 737Max. L’industrie américaine reste très mobilisée et investit de manière colossale

Incertitudes élevées

Aux dires des principaux intéressés, il n’y a rien qui puisse mettre vraiment en danger les équipementiers français, mais pour l’année à venir, les industriels font preuve d’un optimisme mesuré. Ils évoquent un degré d’incertitude élevé, voire jamais vu, concernant le contexte géopolitique et économique international. Le Brexit figure parmi les premières préoccupations. Beaucoup d’entreprises françaises travaillent avec des partenaires basés en Grande-Bretagne et la sortie du Royaume-Uni de l’Europe est source de tensions. La filière aéronautique française représente 195 000 emplois directs. 15 000 personnes ont été embauchées l’an dernier mais les recrutements sont difficiles.

Problèmes de formation

Si la région de Toulouse, bastion de l’aéronautique, s’en sort relativement bien, les autres bassins d’emplois peinent à trouver la main d’œuvre appropriée. Problèmes de formation et recrutements par ailleurs, il n’en faut pas moins au marché de l’emploi pour s’assécher. Les bras manquent, les PME en souffrent. Même les grands groupes peinent à recruter des ingénieurs. Avis aux amateurs.

L\'usine Airbus à Toulouse (Haute-Garonne).
L'usine Airbus à Toulouse (Haute-Garonne). (REMY GABALDA / AFP)