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Le brief éco. Flixbus et Uber main dans la main pour du porte à porte

Le bus plus la voiture. Voici le moyen de se rendre sur son lieu de destination qui va être mis en place par Flixbus et Uber. Douze villes vont être testées en France.

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Un car Flixbus devant le Palais Garnier à Paris.
Un car Flixbus devant le Palais Garnier à Paris. (THOMAS SAMSON / AFP)

La société de transports par autocars Flixbus et l’entreprise de VTC Uber s’associent. Ils vont proposer progressivement dans 12 villes françaises un nouveau service de trajets de "porte à porte". De quoi donner un peu de piquant à la concurrence. Parmi les douze villes concernées figurent Paris, Marseille, Lyon, Lille, Toulouse, Strasbourg, Aix-en-Provence, des communes où Uber est présent. Concrètement, les clients de Flixbus peuvent utiliser l’application Uber pour visualiser des points de prise en charge et de dépose. À l’approche de leur destination, les voyageurs sélectionnent un des points et empruntent une voiture Uber pour terminer leur trajet jusqu’à leur destination finale. Ce nouveau service inauguré en France à vocation à se développer à l’étranger.

Une offre qui peut faire évoluer la concurrence

C'est une petite révolution dans les transports. Cela fait évoluer le monde de la concurrence. On s'aperçoit que, finalement, l’activité de l’allemand Flixbus et celle de l’américain Uber se révèlent complémentaires. C’est, aussi, un nouveau service dans le monde de la mobilité. La mobilité importante dans le tourisme mais aussi dans la lutte contre le chômage de masse. Les transports rapides, fiables et à moindre coût sont une aide capitale pour les personnes à la recherche d’un emploi mais qui n’ont pas de moyens de locomotion. Enfin, cette offre vient bouleverser la donne chez les autres opérateurs. Cela créé une émulation.

Un partage de données qui permet de développer le multimodal

La SNCF possède sa propre filiale de car : Ouibus. La compagnie ferroviaire n’a pas attendu cette alliance Flixbus-Uber pour penser son propre système. Depuis cinq ans, elle propose sur son site internet un service de trajets porte à porte. On l’a vu aussi pendant les grèves du printemps dernier : Ouibus proposait avec l’entreprise d’autopartage Blablacar des solutions de substitution au train. L’occasion de tester grandeur nature ce qui pourrait demain transformer profondément la SNCF en vrai logisticien du transport multimodal.

A l’heure de l’open data, avec l’échange des données informatiques, il est facile de créer une base commune d’exploitation des informations clients pour optimiser l’offre entre ferroviaire, autocaristes, automobile et avion de bout en bout de la chaine et, pourquoi pas, aboutir à des rapprochements ou des fusions d’entreprises. Le bureau du patron de la SNCF, Guillaume Pépy, est rempli de projets. La mobilité et l’un des vecteurs clefs de l’évolution de notre société. Mais ce sont les entreprises les plus inventives, et surtout les plus agiles, qui rafleront la mise.

Un car Flixbus devant le Palais Garnier à Paris.
Un car Flixbus devant le Palais Garnier à Paris. (THOMAS SAMSON / AFP)