Hausse des prix : l’envolée du prix des carburants pousse les artisans à réduire leurs déplacements professionnels

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Parcourir moins de kilomètres pour faire des économies : c’est ce que révèle la dernière enquête menée par CMA France, l’organisme qui regroupe les Chambres de métiers et de l'artisanat.

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Un homme remplit le réservoir d'une voiture de carburant. (MANON KLEIN / RADIO FRANCE)

Parcourir moins de kilomètres pour faire des économies : c’est ce que font nopmbre d'artisans et c'est ce que révèle la dernière enquête menée par CMA France, l’organisme qui regroupe les Chambres de métiers et de l'artisanat. La flambée des prix à la pompe s'ajoute à la hausse des coûts de l’énergie et aux difficultés d’approvisionnement. Un peu plus de 40% des entreprises artisanales affirment que le contexte actuel est de nature à compromettre leur activité. Cette dernière était bien repartie avec la sortie progressive de la pandémie mais la guerre en Ukraine et l’inflation sont venues doucher les espoirs.

L’augmentation du prix des carburants est particulièrement sensible pour ce genre d’entreprises. Par définition, les artisans n’ont pas les reins aussi solides que les PME, ETI ou grandes entreprises et les moindres variations ont des conséquences rapidement visibles. Plus un petit entrepreneur freine les dépenses, moins il perd à la fin du mois mais cela se ressent sur les marges bénéficiaires.

Moins de déplacements, donc moins d'activité

Selon cette enquête des Chambres de métiers et de l’artisanat, près des trois quarts des artisans français limitent aujourd'hui leurs déplacements, non pas pour réduire la facture mais pour ne pas l’alourdir. Moins de déplacements pour les artisans signifient moins d’activité. Le petit entrepreneur s’organise. Par exemple, il anticipe et optimise le poste transports en évitant les allers-retours entre les chantiers et ses entrepôts. Il planifie au mieux la mutualisation entre les différents sites. Mais dans tous les cas, cela se traduit par une baisse d’activité. 14% des artisans interrogés par CMA France déclarent avoir enregistré ces trois derniers mois un repli de leur chiffre d’affaires de plus d’un quart par rapport à la même période de l’année dernière qui était déjà marquée par un confinement.

Point positif, plus de la moitié des entrepreneurs estiment que, malgré ce creux de vague, la survie de leur activité n’est pas en jeu. Toutefois, beaucoup craignent pour la rentrée en septembre, d'où un appel lancé au gouvernement. Les artisans demandent notamment de porter la remise sur les carburants de 18 à 35 centimes, ce dont bénéficient aujourd’hui les pêcheurs sur le litre de gasoil.

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