Vaccin contre le Covid-19 : passé 50 ans, l'immunité diminue

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Une dose de rappel à partir du 15 décembre pour prolonger le pass sanitaire chez les  plus de 65 ans. Un rappel aussi pour les plus de 50 ans dès le mois prochain. Voilà ce qu’a annoncé Emmanuel Macron mardi 9 novembre. 

Article rédigé par
Anne Le Gall - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Une personne agée reçoit une dose de vaccin anti-Covid. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Le constat c’est que dans toutes les tranches d'âge, excepté chez les adolescents, le vaccin, au fil des mois, protège moins bien contre les infections. En effet, selon une étude américaine, publiée dans The Lancet, et portant sur plus de trois millions de vaccinés, on passe en moyenne d’une protection de 88% un mois après la première injection à une protection de 47% contre les infections, cinq mois plus tard. On parle bien ici des infections, en général et pas des formes graves. 

Cela veut dire qu’un adulte de 20 ou 30 ans, même doublement vacciné, est moins bien protégé par ses vaccins au bout de cinq mois. S'il croise le virus, il fera peut-être une forme asymptomatique ou légère de la maladie. Ce sera un moindre mal. Comme l'âge est un facteur de risque de forme grave, effectivement, il est logique de proposer la dose de rappel d’abord aux plus de 65 ans, puis aux plus de 50 ans, puisque si eux sont infectés (et le risque augmente avec le temps), ils sont en revanche plus à risque de se retrouver à l'hôpital avec une forme grave. Tout comme les personnes souffrant de comorbidités.

L'effet "booster" de la troisième dose

Cette troisième dose permet donc à la fois, de rétablir une protection individuelle et de limiter les contaminations. Une étude portant sur plus d’un million de personnes de plus de 60 ans en Israël montre qu’avec cette troisième dose, le taux d’anticorps remonte très vite chez les vaccinés et cela limite aussi la diffusion du virus au sein d'une population protégée le rappel. D’autant plus que cette troisième dose a un effet "booster" : elle permet de réactiver durablement la mémoire immunitaire. Cela veut dire que son efficacité devrait durer plus longtemps que pour les deux premières doses.

Enfin, les études montrent qu’avec la dose de rappel, il n'y a pas plus de fatigue, de douleurs musculaires ou de fièvre qu’avec la deuxième dose. La tolérance est à peu près la même.

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