Le billet vert, France info

Le billet vert. L’environnement dans les urnes

À une semaine du premier tour des élections municipales 2020, la goélette scientifique Tara fait escale sur la Seine à Paris jusqu'au 13 avril, notamment pour sensibiliser à l’environnement, le public et les futurs élus.

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La goélette de l\'expédition Tara, de retour à Lorient le 27 octobre 2018, après deux années et demi en mer, ayant parcouru plus de 100.000 km pour étudier les récifs coraliens du Pacifique. 
La goélette de l'expédition Tara, de retour à Lorient le 27 octobre 2018, après deux années et demi en mer, ayant parcouru plus de 100.000 km pour étudier les récifs coraliens du Pacifique.  (THIERRY CREUX / MAXPPP)
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Comment les citoyens français vont-ils manifester leur désir de changement en matière d'environnement, lors des prochaines élections municipales ? C'est plus que jamais une question à laquelle les candidats à ce scrutin local, partout sur le territoire, vont devoir répondre. La goélette scientifique Tara qui fait étape sur la Seine à Paris jusqu'au 13 avril, notamment pour sensibiliser à l’environnement, témoigne, après ses expéditions sur les océans, de l'effroyable pollution des mers et des océans. 

Des expéditions pour la science et l’environnement

Tara Océan est en France la première fondation reconnue d’utilité publique consacrée à l’océan. Ce laboratoire scientifique flottant a déjà parcouru, depuis sa création, près de 400.000 km, faisant escale dans plus de 60 pays lors de 12 expéditions. Romain Troublé, directeur général de la fondation, justifie ainsi la présence du navire dans la capitale.

Les océans contiennent des millions de tonnes de déchets, dont les plus visibles sont les plastiques. Le fait de venir à Paris, c’est faire monter l’océan dans la capitale, et montrer que les ruissellements, caniveaux, lacs, cours d’eau sont autant de sources de pollutions marines

Romain Troublé, directeur général de la Fondation Tara Océan

Chaque année, c’est ainsi huit millions de tonnes de déchets plastiques qui se retrouvent dans l’océan. C’est pourquoi Tara propose à tous les futurs élus, une charte pour agir contre cette pollution. Tara a fait le triste bilan sur neuf fleuves européens en constatant que tous, sans exception, contenaient des microplastiques.  

Gérard Feldzer sur sa péniche à Paris, le 6 mars 2020, et les eaux de la Seine polluées par les déchets plastiques. 
Gérard Feldzer sur sa péniche à Paris, le 6 mars 2020, et les eaux de la Seine polluées par les déchets plastiques.  (GERARD FELDZER / RADIO FRANCE)

Agir, un devoir et une nécessité  

"Ce n’est pas une fatalité, c’est réversible, on peut stopper cette hémorragie quotidienne, et ça concerne tout le monde, souligne Romain Troublé. C’est un problème global qu’il faut qu’on règle ensemble, élus comme citoyens."   

Pour endiguer cette pollution, Tara propose à tous les futurs élus une charte avec des solutions simples et locales.

Les petits ruisseaux font les grandes rivières, il en est de même pour les déchets, et lorsqu’on voit le résultat, ça rend heureux. Il faut mettre cette question du plastique dans toutes les politiques publiques de la mairie de demain, toutes les politiques d’achats des mairies. Si 36.000 communes le font en France, les océans nous en redonneront les bénéfices environnementaux.

Romain Troublé, directeur général de la Fondation Tara Océan

 Vous pouvez découvrir le projet Tara et son exposition jusqu’au 13 avril, quai Alexandre III à Paris. Mais attention, les visites sont soumises aux aléas de la crue de la Seine en cours. Suivrons ensuite pour les étapes de la goélette Tara, les villes de Cherbourg, Marseille, Lisbonne au Portugal et Brême en Allemagne, avant qu’elle ne reparte pour de nouvelles expéditions.

La goélette de l\'expédition Tara, de retour à Lorient le 27 octobre 2018, après deux années et demi en mer, ayant parcouru plus de 100.000 km pour étudier les récifs coraliens du Pacifique. 
La goélette de l'expédition Tara, de retour à Lorient le 27 octobre 2018, après deux années et demi en mer, ayant parcouru plus de 100.000 km pour étudier les récifs coraliens du Pacifique.  (THIERRY CREUX / MAXPPP)