Covid-19 : la recherche d'un vaccin universel efficace contre tous les variants marque des points

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Et si un vaccin universel permettait bientôt d'en finir avec le SARS-CoV-2 et tous ses variants ? Des essais pratiqués sur le porc par une équipe de chercheurs américains montrent des résultats encourageants. D'autres laboratoires mènent leurs propres travaux.

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Radio France
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Une infirmière en train de vacciner un homme. Photo d'illustration. (BORIS COMPAIN / RADIO FRANCE)

Un vaccin universel contre le Covid-19 est peut-être à portée de main : une équipe de chercheurs américains de l’université de Virginie a bien avancé dans la fabrication d'un vaccin universel. Ils viennent de présenter leurs travaux devant l'Académie des sciences américaines. Ils ont obtenu de très bons résultats lors des tests menés sur des porcs, qui ont un capital génétique très proche de celui des hommes. Leur candidat vaccin a réussi à protéger les animaux contre le coronavirus porcin, mais aussi contre notre Covid, le SARS-CoV-2.

Ce médicament ne cible pas la pointe de la protéine "spike "comme le font les vaccins actuels, il vise le peptide de fusion viral qui permet au virus, comme son nom l'indique, de fusionner avec les cellules et donc d'entrer dans le corps. La particularité de ce peptide de fusion, c’est que sur tous les prélèvements séquencés, il est identique. D’un malade à l’autre, il ne mute pas.

Protéine "spike" ou nucléocapside

Une dizaine de laboratoires dans le monde tentent de fabriquer ce vaccin universel. La bitotech belge myNEO est aussi à pied d'œuvre avec une approche similaire. Elle a mis au point un cocktail de peptides qui protégerait contre plusieurs formes du virus. Une autre biotech, américaine celle-là, Phylex Biosciences, développe un vaccin à partir d'un antigène qui intègre les mutations les plus importantes.

Et puis il y a aussi des Français. Osivax est une biotech basée à Lyon qui a encore une autre approche : ils ne ciblent pas la protéine "spike" qui est à la surface du virus mais une autre protéine, la nucléocapside qui se trouve à l'intérieur du virus. Elle est donc moins susceptible de muter. En tout, une dizaine de laboratoires à travers le monde sont en quête de ce vaccin universel. Aucun d’entre eux n’a entamé les essais sur l'homme mais certains espèrent aboutir en 2022.

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