La médaille du jour, France info

La médaille du jour. L'Indienne PV Sindhu, icône du badminton féminin

C'est l'une des sportives les mieux payées au monde : la joueuse de badmington indienne Pusarla V. Sindhu est en France actuellement et participe aux Internationaux de la discipline au stade Pierre-de-Coubertin à Paris. 

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Pusarla V. Sindhu, badiste, à Pékin (Chine), le 3 août 2018.
Pusarla V. Sindhu, badiste, à Pékin (Chine), le 3 août 2018. (JOHANNES EISELE / AFP)

Je suis sûr que vous vous posez la question, comme moi, tous les quatre ans, lors des Jeux Olympiques : mais comment cela se fait-il ? Pourquoi un pays comme l'Inde, le deuxième le plus peuplé du monde, n'a pas de meilleurs résultats dans le sport ? Pas plus de médailles ?  Explication : parce qu'on connaît moins les sports qu'ils pratiquent, à commencer par le cricket, bien sûr, mais aussi le badminton où une jeune Indienne de 23 ans brille. Elle s'appelle PV Sindhu, vice-championne olympique à Rio, une première pour une Indienne et elle est à Paris depuis le début de la semaine pour disputer les Internationaux de France à Coubertin, dans l'anonymat le plus complet. Et pourtant, c'est une star,  une vraie, comme l'explique Florent Chayet, le président de la Fédération française de badminton : "Cela ne m'étonne pas car je connais assez bien le milieu du badmington et quand je vois la ferveur des populations asiatiques pour ce sport, en Inde tout le monde la reconnaît dans la rue. En Inde, si je pouvais comparer, c'est Zidane !"

Zidane, rien que ça ! Mais il suffit de regarder le classement des sportives les mieux payées du monde pour se rendre compte du phénomène PV Sindhu : à 23 ans, elle est déjà multi-millionnaire et selon le classement du célèbre magazine Forbes, l'Indienne est la septième sportive la mieux rémunée de la planète et même la numéro un hors tennis. Elle est sponsorisée par de très grandes marques mondiales. PV Sindhu est plus qu'une joueuse de badminton, c'est une véritable icône.

Pusarla V. Sindhu, badiste, à Pékin (Chine), le 3 août 2018.
Pusarla V. Sindhu, badiste, à Pékin (Chine), le 3 août 2018. (JOHANNES EISELE / AFP)