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Medef : "Les patrons de PME sont exaspérés, ils veulent l'un des leurs" (Saint-Geours)

Le patron de l'UIMM n'est plus dans la course à la présidence du Medef. Il s'est retiré après le soutien accordé jeudi à Pierre Gattaz par la fédération de la métallurgie. S'il se dit déçu, Frédéric Saint-Geours explique, vendredi matin sur France Info, ne pas être surpris par ce choix vu le contexte économique.

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"C'est forcément une déception mais il ne faut pas être
surpris
" du soutien finalement accordé jeudi à Pierre Gattaz par l'UIMM dans la
course à la présidence du Medef. Pour le patron de la fédération de la métallurgie,
"les chefs des PME en France sont exaspérés par la situation économique
dans laquelle ils sont et par l'absence de perspectives que leur donne le
gouvernement. Ils ont donc choisi un chef d'une PME pour les représenter
".

S'il a décidé de retirer sa candidature à la succession de
Laurence Parisot, c'est pour "préserver l'unité des chefs d'entreprises. C'est
primordial dans le combat contre la crise
". Aucun lien avec son image de
patron de gauche, "hollando-compatible" ? "Le combat contre la
crise n'est ni de gauche, ni de droite. Le seul parti possible, c'est celui de
l'entreprise
".

Les "décisions contradictoires" du gouvernement

Preuve que "ce n'est pas une question partisane " ?
"La politique qu'il faut changer, celle de la demande soutenue par la
dépense publique est de gauche et de droite. Il faut, au contraire, favoriser
une politique de l'offre pour favoriser le développement de la production de
biens et de services.
" Autre nécessité pour "gagner le combat contre
la crise
" : "il faut une vraie réforme des retraites, une vraie
réforme de la formation professionnelle
".

Or pour le président de l'UIMM, le gouvernement ne va pas
forcément dans le bon sens. "Les décisions sont contradictoires. On taxe de 30 milliards d'euros et derrière on
fait un crédit d'impôts de 20 milliards. On montre les chefs d'entreprise du
doigt et lendemain on dit 'je vous aime, je vous aime, je vous aime'. Or,
pendant ce temps-là, les autres puissances économiques continuent d'avancer
".

"PSA a une stratégie"

Face à la baisse "de 25% du marché européen entre 2007
et 2012
", le plan de restructuration chez PSA était
"indispensable ". Malgré ce constat, ce cadre dirigeant du
constructeur estime que "PSA a une stratégie pour aller mieux et PSA
sortira de la situation difficile dans laquelle elle se trouve.
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