Élection au Medef : "La France a bougé mais le Medef n’a pas bougé", selon le président de la CCI des Yvelines, candidat à la succession de Geoffroy Roux de Bézieux

Guillaume Cairou, l'un des quatre candidats à la présidence du Medef, regrette que le mouvement patronal n'ait pas été "à la manœuvre sur la réforme des retraites."
Article rédigé par France Info, Emmanuel Cugny
Radio France
Publié
Temps de lecture : 7 min
Guillaume Cairou, candidat à la présidence du Medef, le 24 avril 2023. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

L’élection du successeur de Geoffroy Roux de Bézieux à la tête du Medef aura lieu le 6 juillet 2023. La campagne a démarré et quatre candidats sont en lice. Patrick Martin, l'actuel numéro deux, considéré comme le favori, Dominique Carlac'h, actuelle vice-présidente et porte-parole du Medef, Pierre Brajeux, président de la fédération française de la sécurité et Guillaume Cairou, le benjamin, âgé de 50 ans. Également président de la CCI des Yvelines, il entend, lundi 24 avril,  secouer le Medef pour en faire un parti de combat. 

franceinfo : Pourquoi vous présentez-vous à la présidence du Medef ?

Nous sommes à un tournant de notre histoire où les entrepreneurs, les invisibles alors que nous sommes près de quatre millions en France, ne sont pas de mon point de vue pas suffisamment représentés au Medef. L’idée c’est : comment les représenter au mieux, sachant qu’aujourd’hui le Medef a une image très élitiste, une image très CAC 40. J’ai envoie de casser cela, de rentrer le Medef dans une modernité.

Vous vous dites révolté par un Medef "verrouillé de l’intérieur",  C’est à dire ?

Le monde a bougé, la France a bougé mais le Medef n’a pas bougé, n’a pas été à la manœuvre sur la réforme des retraites. Ce qui est intéressant de savoir, c’est que la moyenne d’âge des entrepreneurs est de 35 ans. Aujourd’hui, un entrepreneur sur deux a moins de 30 ans, la moitié sont des femmes, la moitié des entrepreneurs sont issus des territoires ruraux et des quartiers populaires .  

Comment se résume votre programme ?

Trois grandes lignes : oser, rassembler et protéger davantage. Je n’ai pas le patronat honteux. Il faut pouvoir aussi défendre les très grandes entreprises lorsqu’elles sont attaquées. Je pense notamment à LVMH la semaine dernière. 

"Je veux aussi représenter la grande diversité des quelque quatre millions de chefs d’entreprise qui aujourd’hui ont du mal à s’identifier du Medef.

Guillaume Cairou, président de la CCI des Yvelines et candidat à la présidence du Médef.

à franceinfo

Je veux surtout un droit protecteur universel pour l’ensemble des chefs d’entreprise, pour lutter contre la bureaucratie .

Comment défendre la valeur travail ?

Les entreprises créent de la richesse et la richesse est partagée avec l’ensemble des salariés. Les deux sont finalement très complémentaires et ne s’opposent pas du tout. Aujourd’hui, un des sujets c’est notamment celui de la valeur travail. Comment crée-t-on des passerelles entre le monde du travail et le monde de l’entrepreneuriat car nous allons revenir à une activité avec le plein emploi mais grâce à l’esprit d’entreprise.  

Retrouvez l'intégralité de cette interview : 

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